Le gouvernement américain réclame en justice les données d’admissions des étudiants d’Harvard
Le 13 février 2026, l'administration Trump a demandé à la justice de contraindre l'université Harvard à fournir ses données d'admission. Cette demande vise à vérifier si Harvard discrimine illégalement des candidats sur des bases raciales. Le…
Le 13 février 2026, l'administration Trump a demandé à la justice de contraindre l'université Harvard à fournir ses données d'admission. Cette demande vise à vérifier si Harvard discrimine illégalement des candidats sur des bases raciales. Le gouvernement n'accuse pas l'université de discrimination ni ne demande de dommages-intérêts ou la révocation de subventions fédérales.
La ministre de la Justice, Pam Bondi, a déclaré que Harvard n'a pas respecté son obligation de divulguer les données nécessaires pour s'assurer que les admissions sont exemptes de discrimination. Elle a souligné l'importance de privilégier le mérite sur les critères de diversité, équité et inclusion (DEI) dans tout le pays.
L'action de l'administration s'appuie sur un arrêt de la Cour suprême de juin 2023. Cet arrêt, rendu par une majorité conservatrice, a mis fin à la discrimination positive dans les admissions universitaires. La Cour a jugé inconstitutionnelles les procédures d'admission tenant compte de la couleur de la peau ou de l'origine ethnique des candidats.
Le 13 février 2026, l'administration Trump a demandé à la justice de contraindre l'université Harvard à fournir ses données d'admission.
Harvard, la plus ancienne université des États-Unis, a fait face à des pressions de la part de l'administration Trump, qui souhaite contrôler les recrutements et les programmes universitaires. Le président a utilisé le retrait de subventions fédérales comme levier pour critiquer les universités, qu'il accuse de promouvoir une idéologie « woke ».
Le 3 février 2026, le président Trump a annoncé qu'il réclamait un milliard de dollars de dommages-intérêts à Harvard. Cette action fait suite à des accusations d'antisémitisme et de biais idéologiques de la part de l'université.
L'administration a également intensifié ses critiques contre les programmes de DEI, perçus par les milieux conservateurs comme une forme de « racisme inversé ». Ces programmes visent à corriger les inégalités et à augmenter la proportion d'étudiants issus des minorités dans le cadre éducatif.
D’après Le Monde.
