Le Crédit agricole sanctionné lourdement par la BCE pour manque d’action sur le risque climatique
La Banque centrale européenne (BCE) a annoncé, le vendredi 13 février, une sanction de 7,5 millions d'euros à l'encontre du Crédit Agricole. Cette sanction résulte du non-respect par l'établissement d'une décision de 2024, imposant l'évaluation des…
La Banque centrale européenne (BCE) a annoncé, le vendredi 13 février, une sanction de 7,5 millions d'euros à l'encontre du Crédit Agricole. Cette sanction résulte du non-respect par l'établissement d'une décision de 2024, imposant l'évaluation des risques climatiques et environnementaux.
La BCE a souligné que le Crédit Agricole n'avait pas suffisamment évalué la matérialité de ses risques climatiques et environnementaux avant l'échéance fixée. Une sanction journalière était prévue en cas de non-respect de cette exigence à compter du 31 mai 2024.
La sanction s'élève au montant cumulé des soixante-quinze jours d'astreinte pour l'année 2024, période durant laquelle le groupe français n'a pas suffisamment identifié les risques climatiques susceptibles d'affecter son bilan. Selon la BCE, le montant de la sanction tient compte du caractère matériel de l'infraction, de la durée de la violation et du chiffre d'affaires quotidien de l'entité supervisée.
La Banque centrale européenne (BCE) a annoncé, le vendredi 13 février, une sanction de 7,5 millions d'euros à l'encontre du Crédit Agricole.
Un porte-parole du Crédit Agricole a exprimé son incompréhension face à cette pénalité purement administrative, affirmant que le groupe avait satisfait à l'ensemble de ses exigences. Il a également indiqué que la décision concerne uniquement le délai de réponse, jugé difficile à respecter par le groupe bancaire. Selon le Crédit Agricole, cette sanction n'aura pas d'impact significatif sur ses résultats financiers.
Fin 2023, la BCE avait averti qu'elle infligerait des sanctions pécuniaires aux banques retardataires dans l'intégration des risques liés au changement climatique dans leur activité. En novembre, une sanction de 187 650 euros avait déjà été imposée à la banque espagnole Abanca pour un non-respect de soixante-cinq jours pleins en 2024.
D’après Le Monde.
