La tech européenne n’est pas sous-financée, elle est sur-réglementée
## Investissement dans la Technologie Européenne
Investissement dans la Technologie Européenne
Une étude récente de la Banque centrale européenne, menée par Jonathan Bothner, Paloma Lopez-Garcia, Daphne Momferatou et Ralph Setzer, a analysé les données de 25 pays européens sur une période de quinze ans. Les résultats indiquent que la qualité institutionnelle et réglementaire joue un rôle plus déterminant que le volume de capitaux disponibles dans l'investissement technologique.
En 2021, environ 17 % de l'investissement marchand européen était dirigé vers des secteurs high-tech, comparativement à 33 % aux États-Unis. Cela soulève la question de pourquoi le capital européen est moins orienté vers les secteurs les plus risqués et innovants.
Les secteurs technologiques, tels que le numérique, l'intelligence artificielle et la biotechnologie, sont caractérisés par des taux d'échec élevés et des besoins de restructuration rapide. La rentabilité dépend fortement des coûts d'ajustement, tels que le licenciement, le pivotement, la liquidation et le redémarrage. L'étude révèle que la qualité institutionnelle et une réglementation moins lourde favorisent une plus grande part d'investissement dans les secteurs high-tech.
Une étude récente de la Banque centrale européenne, menée par Jonathan Bothner, Paloma Lopez-Garcia, Daphne Momferatou et Ralph Setzer, a analysé les données de 25 pays européens sur une période de quinze ans.
Les auteurs estiment qu'en alignant les pays européens sur le niveau institutionnel du pays de référence au sein de l'Union, la part d'investissement dans les secteurs high-tech pourrait augmenter jusqu'à 50 % du niveau actuel. Cela suggère que des réformes institutionnelles pourraient combler une part substantielle de l'écart avec les États-Unis.
Les secteurs exposés à l'IA sont particulièrement sensibles à la qualité institutionnelle. La rapidité d'adaptation est cruciale, et le débat ne se limite pas à “plus ou moins de règles”, mais concerne la structure des incitations. Une réglementation protectrice peut stabiliser l'économie, mais elle peut également augmenter le coût du risque.
Bien que l'Europe dispose d'une épargne abondante et d'instruments publics puissants, l'étude souligne un problème d'allocation du capital, plutôt qu'un manque de financement. La compétitivité technologique dépend de la facilité avec laquelle les échecs peuvent être gérés. Si l'échec est coûteux, l'innovation l'est aussi. Par conséquent, il est crucial de réduire les frictions qui entravent la prise de risque.
D’après FrenchWeb.
