La succession de Jack Lang à la présidence de l’Institut du monde arabe discutée mardi lors d’un conseil d’administration
Le conseil d'administration de l'Institut du monde arabe (IMA) se réunit le mardi 17 février pour officialiser la démission de Jack Lang, ancien ministre socialiste, de la présidence de l'IMA. Cette décision intervient suite à ses liens avec Jeffrey…
Le conseil d'administration de l'Institut du monde arabe (IMA) se réunit le mardi 17 février pour officialiser la démission de Jack Lang, ancien ministre socialiste, de la présidence de l'IMA. Cette décision intervient suite à ses liens avec Jeffrey Epstein. Le même conseil est chargé de désigner un nouveau président pour l'institution.
Bien qu'aucune accusation formelle ne soit actuellement portée contre Jack Lang, son nom apparaît fréquemment dans les documents judiciaires américains en relation avec Jeffrey Epstein. Ces documents révèlent des liens d'intérêt entre Lang et Epstein, décédé en prison en 2019.
Parallèlement, des perquisitions ont été effectuées dans les bureaux de l'IMA à Paris ainsi qu'au domicile de Jack Lang. Ces actions font partie d'une enquête sur un éventuel blanchiment de fraude fiscale lié à une société offshore fondée par sa fille Caroline Lang et Jeffrey Epstein. L'enquête a été ouverte le 6 février par le Parquet national financier après la publication de documents liés à l'affaire Epstein.
Le conseil d'administration de l'Institut du monde arabe (IMA) se réunit le mardi 17 février pour officialiser la démission de Jack Lang, ancien ministre socialiste, de la présidence de l'IMA.
L'IMA, institution issue d'un partenariat avec 22 pays arabes, a été inaugurée en 1987. Elle a pour mission d'établir des liens culturels forts et durables. Le conseil d'administration de l'IMA, composé de 14 membres, dont des ambassadeurs de pays arabes et des représentants désignés par le ministère des affaires étrangères, doit statuer sur la succession de Jack Lang. Bien que le conseil puisse acter la démission de Lang, il est possible qu'une décision sur la nomination de son successeur soit reportée pour permettre une évaluation approfondie des candidats potentiels.
L'IMA, reconnue d'utilité publique, sert de musée, bibliothèque et centre de langues. Elle a vu sa visibilité renforcée sous la présidence de Jack Lang.
Jack Lang a nié les accusations portées contre lui, affirmant qu'elles sont infondées, et a justifié sa démission par le désir de protéger l'image de l'IMA.
D’après Le Monde.
