La NASA va envoyer des « avatars biologiques » d’astronautes autour de la Lune avec Artemis II
## Mise à jour des missions Artemis II et III
Mise à jour des missions Artemis II et III
La mission Artemis II, initialement prévue pour avril de cette année, embarquera quatre astronautes à bord de la capsule Orion, d'un volume approximatif de 9m 3 . Contrairement à ceux de la Station Spatiale Internationale, les astronautes d'Artemis II ne bénéficieront pas de la protection de la magnétosphère terrestre, évoluant pendant 10 jours à une distance de 400 000 km de la Terre. Cette mission les exposera aux rayonnements cosmiques et aux particules solaires.
Pour évaluer les effets de l'environnement spatial sur la santé des astronautes, la NASA a développé l'expérience AVATAR ( A Virtual Astronaut Tissue Analog Response ). La capsule Orion transportera des "organes sur puce" contenant des cellules souches des astronautes, permettant d'observer en temps réel les dommages cellulaires sans risque pour leur vie. Chaque puce est conçue pour simuler les effets de l'espace lointain sur les explorateurs avant le voyage.
Les "organes sur puce" sont des dispositifs microphysiologiques de la taille d'une clé USB, conçus par Emulate, Inc. Ces puces reproduisent l'architecture et les fonctions organiques de l'équipage, avec un accent particulier sur la moelle osseuse, en raison de son rôle dans la production de globules rouges et de cellules immunitaires.
Les cellules souches des astronautes sont purifiées à l'aide de billes magnétiques, puis injectées dans les micro-canaux de la puce où des nutriments simulent la circulation sanguine. Ces puces sont fixées dans un boîtier automatisé développé par Space Tango, assurant leur fonctionnement continu et stable durant la mission.
La mission Artemis II, initialement prévue pour avril de cette année, embarquera quatre astronautes à bord de la capsule Orion, d'un volume approximatif de 9m 3 .
Modèle prédictif de réponse biologique
Après le retour de la capsule Orion, les puces seront analysées en laboratoire pour un séquençage d'ARN, permettant de mesurer les changements de comportement génétique dus au voyage spatial. Cette analyse aidera la NASA à créer un modèle prédictif de la réponse biologique individuelle des astronautes face aux conditions extrêmes de l'espace.
En anticipant les besoins uniques de santé de chaque astronaute, la NASA pourra fournir un suivi de santé personnalisé et développer des pharmacies adaptées au profil génétique des explorateurs. Cette technologie, déjà utilisée en oncologie sur Terre, pourrait se révéler essentielle pour les missions futures, notamment le voyage vers Mars.
L'expérience AVATAR offre une double utilité, alliant astrophysique et oncologie, et représente un exemple d'innovation issue de la recherche spatiale. Malgré les défis inhérents à l'espace, cette initiative pourrait se révéler cruciale pour les futures missions du programme Artemis.
D’après Journal du Geek.
