La Guinée s’apprête à exploiter, enfin, le fer du Simandou
Le complexe minier de SimFer, dans la chaîne du Simandou, en Guinée, le 3 septembre 2025. PATRICK MEINHARDT / AFP
Le complexe minier de SimFer, dans la chaîne du Simandou, en Guinée, le 3 septembre 2025. PATRICK MEINHARDT / AFP
Un vaste projet minier est en cours dans la chaîne du Simandou, en Guinée, avec l'objectif de positionner le pays parmi les principaux exportateurs de fer au monde. Ce projet suscite des espoirs économiques tout en générant des préoccupations environnementales et sociales.
Les premières exportations de fer de la Guinée sont prévues dans les semaines à venir, marquant le début officiel de la production. Le développement du projet a nécessité un investissement de 18,5 milliards d’euros pour la construction de plus de 650 kilomètres de voies ferrées et d'un port, afin de désenclaver la région.
Les gisements du Simandou sont exploités par deux consortiums : Winning Consortium Simandou (WCS) et SimFer, détenu par Rio Tinto et Chinalco. La production débutera le 11 novembre, avec une capacité annuelle prévue de 60 millions de tonnes.
Le complexe minier de SimFer, dans la chaîne du Simandou, en Guinée, le 3 septembre 2025.
SimFer met en œuvre des mesures pour limiter l'impact environnemental, telles que la formation de 225 étudiants locaux dans des métiers techniques et la restauration de la flore locale.
Un rapport de l'organisme Advocates for Community Alternatives (ACA) a révélé des cas de pollution des sols et cours d'eau aux abords des mines et infrastructures du projet. SimFer travaille à la mise en place de systèmes pour contenir les sédiments.
Les autorités guinéennes espèrent que le projet Simandou contribuera au développement économique du pays. Cependant, les retombées économiques des projets miniers précédents ont été limitées, ce qui suscite des doutes quant à l'impact réel de ce nouveau projet.
L'accord entre les industriels et l'État, signé en 2022, reste opaque malgré les obligations de transparence du code minier guinéen. Le gouvernement promet de publier les informations une fois la production lancée.
D’après Le Monde.
