La fusée SLS est l’une des pires erreurs de l’histoire de la NASA. Voici pourquoi
## Problèmes techniques du Space Launch System
Problèmes techniques du Space Launch System
Les États-Unis ont connu un nouveau retard dans le cadre de la mission Artemis II, visant à envoyer des astronautes autour de la Lune. Le calendrier a été une nouvelle fois perturbé en raison de problèmes liés au Space Launch System (SLS), une fusée de 98 mètres de haut développée par la NASA.
Depuis 2011, le développement du SLS a dépassé les prévisions budgétaires initiales de 18 milliards de dollars, atteignant 23,8 milliards de dollars pour le premier vol, sans inclure la capsule Orion et les infrastructures au sol. En réponse, la NASA a tenu une conférence de presse le Vendredi 27 février pour réviser le programme Artemis, en impliquant davantage le secteur privé et en redéfinissant le rôle du SLS.
Le Space Launch System utilise des technologies héritées de la navette spatiale, telles que les propulseurs à poudre et les moteurs RS-25. Bien que réutiliser des composants existants puisse sembler logique, cela a conduit à des coûts élevés et à une complexité accrue. Les boosters du SLS sont perdus dans l'océan après chaque lancement, et les moteurs cryogéniques restent chers à produire.
Les États-Unis ont connu un nouveau retard dans le cadre de la mission Artemis II, visant à envoyer des astronautes autour de la Lune.
Contrairement à SpaceX qui réutilise les premiers étages de sa fusée Falcon 9, le SLS est entièrement consommable. Cette limitation rend le programme Artemis dépendant du SLS pour envoyer la capsule Orion vers la Lune. Des retards et des problèmes techniques continuent d'affecter les missions Artemis II, III et IV.
La production du SLS est répartie à travers plusieurs États américains, soutenant de nombreux emplois. Ce réseau industriel influence les décisions budgétaires, rendant le programme politiquement sensible. Jared Isaacman, nouvel administrateur de la NASA depuis novembre, propose des réformes pour améliorer l'efficacité du programme, notamment via le projet "Athena", qui vise à simplifier la bureaucratie et à intégrer de nouvelles technologies.
Bien que la NASA n'ait pas annulé le programme Artemis, elle s'engage à augmenter la cadence des missions lunaires annuelles. Toutefois, des solutions alternatives pour la propulsion de la capsule Orion sont envisagées pour réduire la dépendance au SLS.
D’après Presse-citron.
