La France, championne européenne des brevets publics selon l’OEB
Selon une étude de l'Office européen des brevets (OEB) publiée le 22 octobre 2024, la France se distingue en Europe par le nombre de brevets déposés par des organismes de recherche publique. Le Centre national de la recherche scientifique (CNRS), le…
Selon une étude de l'Office européen des brevets (OEB) publiée le 22 octobre 2024, la France se distingue en Europe par le nombre de brevets déposés par des organismes de recherche publique. Le Centre national de la recherche scientifique (CNRS), le Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) et l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) figurent parmi les institutions les plus innovantes.
L'étude de l'OEB a examiné les demandes de brevets déposées par des organismes publics entre 2001 et 2020 dans ses trente-neuf États membres. Au cours de cette période, plus de 25 000 demandes ont été générées par des organismes publics de recherche français, représentant près de 14 % des demandes françaises et 40 % des 63 000 brevets déposés par des instituts publics européens.
L'innovation est concentrée, avec dix institutions, principalement françaises et allemandes, représentant près des deux tiers des demandes. Le CNRS et le CEA occupent les deux premières places, suivis par l'institut allemand Fraunhofer et l'Inserm.
Selon une étude de l'Office européen des brevets (OEB) publiée le 22 octobre 2024, la France se distingue en Europe par le nombre de brevets déposés par des organismes de recherche publique.
Hôpitaux Universitaires et Secteurs Stratégiques
Les secteurs stratégiques incluent la santé, les biotechnologies, les produits pharmaceutiques, les semi-conducteurs et les technologies numériques. Les hôpitaux universitaires européens sont également des acteurs clés, avec 4 575 demandes de brevets par les institutions françaises, suivies par l'Allemagne (2 858) et le Royaume-Uni (2 500). L'Assistance publique-Hôpitaux de Paris a réalisé 1 968 demandes, soit plus de 11 % du total.
L'étude souligne que le système de recherche "deeptech" en Europe est puissant et performant. Environ un quart des start-up européennes ayant déposé des demandes de brevets impliquent des inventeurs issus d'instituts de recherche publique ou d'hôpitaux, concentrant environ la moitié des financements levés.
D’après Le Monde.
