La fin (ou non) des voitures thermiques en 2035 va se jouer dans les prochains jours
## Mise à jour des propositions de la Commission européenne
Mise à jour des propositions de la Commission européenne
La Commission européenne a annoncé un report de la publication des propositions initialement prévues pour le 10 décembre, qui pourraient désormais être révélées le 16 décembre, voire en janvier 2026, selon le commissaire européen aux transports, Apostolos Tzitzikostas. Ce délai vise à finaliser quatre textes stratégiques dans un contexte de désaccord entre les États membres sur l'objectif d'interdire les ventes de voitures thermiques neuves d'ici 2035.
Depuis l'adoption de cette mesure en 2023, le paysage automobile a évolué. Les constructeurs européens font face à une concurrence accrue de la part des entreprises chinoises dans le secteur des véhicules électriques. Les ventes de véhicules électriques ne progressent pas comme espéré, et de nombreux licenciements ont été annoncés. La Commission européenne attend encore des contributions des États membres pour avancer.
Le chancelier allemand, Friedrich Merz, a officiellement demandé à la Commission européenne un changement de stratégie, préconisant un mix de véhicules électriques, hybrides rechargeables, et moteurs thermiques « hautement efficients » après 2035. Cette requête intervient dans un contexte de difficultés économiques pour l'industrie automobile allemande, avec des pertes d'emplois et des fermetures d'usines.
La Commission a indiqué qu'elle prendrait en compte « tous les progrès technologiques » dans sa révision des propositions. D'autres pays européens, tels que la Bulgarie, la République tchèque, la Hongrie, l'Italie, la Pologne, et la Slovaquie, ont également exprimé leur souhait d'intégrer des carburants à faible teneur en carbone et des biocarburants dans la stratégie.
Ce délai vise à finaliser quatre textes stratégiques dans un contexte de désaccord entre les États membres sur l'objectif d'interdire les ventes de voitures thermiques neuves d'ici 2035.
La France, représentée par le président Emmanuel Macron, insiste sur le maintien de l'objectif de 2035 pour soutenir l'industrie de l'électrification, notamment par des investissements dans la production de batteries. Le gouvernement français plaide pour une « préférence européenne » en matière de véhicules pour contrer la concurrence chinoise, tout en soutenant la production locale de batteries.
État des ventes de véhicules électriques
Entre janvier et octobre 2025, les véhicules électriques ont constitué 16,4 % des ventes, en deçà de l'objectif de 25 %. Pour les utilitaires, le chiffre est de 10 % contre un objectif de 17 %. À partir de janvier 2025, les fabricants devront réduire de 15 % les émissions de CO2 des nouveaux véhicules pour éviter des pénalités financières.
Face à ces défis, l'Association des constructeurs automobiles européens (ACEA) et d'autres acteurs de l'industrie ont exprimé leurs préoccupations concernant les objectifs actuels, en raison des difficultés à aligner l'écosystème et la demande sur ces ambitions.
Les discussions pour un compromis continuent. Une des options évoquées est de permettre la vente de moteurs thermiques après 2035 sous certaines conditions, comme l'utilisation exclusive de biocarburants ou d'e-fuels. Cependant, ces carburants synthétiques sont coûteux. Une autre possibilité serait de restreindre cette flexibilité aux flottes d'entreprises. Enfin, la Commission doit décider de la part minimale de contenu local pour les véhicules et pièces fabriqués en Europe, afin de bénéficier des aides à l'achat.
D’après Journal du Geek.
