La Colombie accuse les Etats-Unis d’« exécutions extrajudiciaires » dans les Caraïbes et le Pacifique
Le 23 octobre 2025, le président colombien Gustavo Petro a accusé les États-Unis de mener des « exécutions extrajudiciaires » avec leurs frappes militaires dans les régions des Caraïbes et du Pacifique. Ces opérations, selon Washington, font partie d'une…
Le 23 octobre 2025, le président colombien Gustavo Petro a accusé les États-Unis de mener des « exécutions extrajudiciaires » avec leurs frappes militaires dans les régions des Caraïbes et du Pacifique. Ces opérations, selon Washington, font partie d'une campagne contre le narcotrafic et ont entraîné 37 morts depuis début septembre.
Le 22 octobre 2025, l'administration Trump a annoncé deux frappes dans le Pacifique, dont l'une près des eaux colombiennes. Le gouvernement américain n'a pas fourni de preuves suffisantes pour justifier que les cibles étaient impliquées dans le trafic de drogue, ce qui a conduit M. Petro à dénoncer ces actions comme contraires au droit international.
Gustavo Petro a demandé que les suspects de transport de drogue soient jugés plutôt que tués, soulignant l'utilisation disproportionnée de la force par les États-Unis, ce qui est contraire au droit international humanitaire.
Le 23 octobre 2025, le président colombien Gustavo Petro a accusé les États-Unis de mener des « exécutions extrajudiciaires » avec leurs frappes militaires dans les régions des Caraïbes et du Pacifique.
Les relations entre les États-Unis et la Colombie se sont détériorées, notamment après que Washington a retiré la Colombie de la liste des pays alliés dans la lutte antidrogue et a révoqué le visa de Gustavo Petro et de plusieurs fonctionnaires colombiens. Les États-Unis ont également annoncé la fin de l'aide financière et des droits de douane punitifs, bien que ces mesures ne soient pas encore effectives.
La Colombie, premier producteur mondial de cocaïne, collabore depuis des décennies avec Washington pour réduire la production de drogue. Toutefois, les déclarations récentes de Donald Trump, qualifiant Gustavo Petro de « baron de la drogue » et menaçant de « mesures très sérieuses » , ont été qualifiées d'inacceptables par le gouvernement colombien.
Le président colombien a exprimé son intention de porter plainte pour diffamation devant la justice américaine. Les tensions actuelles mettent en péril une relation bilatérale historique de plus de deux cents ans, bénéfique pour les deux nations.
D’après Le Monde.
