La Chine réitère ses revendications sur la région indienne de l’Arunachal Pradesh
Des soldats de l’armée indienne marchent le long de la ligne de contrôle à la frontière indo-chinoise à Bumla, à une altitude de 4 700 mètres au-dessus du niveau de la mer, dans l’Etat d’Arunachal Pradesh, en Inde, le 21 octobre 2012. ANUPAM NATH / AP La…
Des soldats de l’armée indienne marchent le long de la ligne de contrôle à la frontière indo-chinoise à Bumla, à une altitude de 4 700 mètres au-dessus du niveau de la mer, dans l’Etat d’Arunachal Pradesh, en Inde, le 21 octobre 2012. ANUPAM NATH / AP La question de la frontière himalayenne entre la Chine et l’Inde continue d’empoisonner la relation entre les deux géants asiatiques qui avaient fait montre, ces dernières semaines, d’une volonté d’apaisement et même de rapprochement.
Le sujet, brûlant pour New Delhi, a surgi à l’occasion d’un incident à l’aéroport de Shanghaï, le 21 novembre. En route vers Tokyo, Prema Thongdok, citoyenne indienne résidant à Londres où elle travaille dans la réglementation financière, fait escale à Shanghaï. Comme elle l’avait déjà fait lors d’un voyage similaire un an plus tôt, elle compte profiter de la possibilité accordée aux personnes faisant escale dans la ville pour moins de vingt-quatre heures, pour se rendre dans la mégalopole chinoise. Mais alors qu’elle fait la queue à l’immigration de l’aéroport international Shanghai-Pudong, un agent des douanes chinois lui a demandé de le suivre. Il y a un problème avec son passeport, qui indique qu’elle est originaire d’Arunachal Pradesh, une région sous contrôle indien mais que revendique également la Chine.
« Ils m’ont dit : “L’Arunachal fait partie de la Chine, pas de l’Inde, donc votre passeport n’est pas valide” », a raconté Mme Thongdok aux médias indiens. Elle affirme avoir été retenue dix-huit heures, interdite d’entrer sur le territoire chinois et victime de harcèlement et de racisme. La jeune femme a fait appel au consulat d’Inde à Shanghaï, dont les agents l’ont aidée à repartir – en Inde via la Thaïlande.
Le sujet, brûlant pour New Delhi, a surgi à l’occasion d’un incident à l’aéroport de Shanghaï, le 21 novembre.
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D’après Le Monde.
