L’ONU fait face à un risque d’« effondrement financier imminent », alerte son patron
Le secrétaire général de l'Organisation des Nations unies (ONU), Antonio Guterres, a averti les États membres d'un « effondrement financier imminent » de l'organisation. Cette situation est due à la non-honorabilité de certaines contributions…
Le secrétaire général de l'Organisation des Nations unies (ONU), Antonio Guterres, a averti les États membres d'un « effondrement financier imminent » de l'organisation. Cette situation est due à la non-honorabilité de certaines contributions obligatoires par des pays non nommés, qui financent une part significative du budget ordinaire.
Les États-Unis, parmi d'autres, ont refusé ou retardé certains paiements obligatoires et réduit leurs financements à certaines agences onusiennes. Le président américain a également ordonné le retrait du pays de 66 organisations internationales, dont 31 liées à l'ONU, et a lancé un Conseil de paix.
Malgré le paiement de cotisations par plus de 150 États membres, les Nations unies ont terminé l'année 2025 avec 1,6 milliard de dollars de cotisations impayées, soit plus du double de l'année précédente.
Le secrétaire général de l'Organisation des Nations unies (ONU), Antonio Guterres, a averti les États membres d'un « effondrement financier imminent » de l'organisation.
L'organisation doit également rembourser aux États membres les dépenses non engagées, mais fait face à des difficultés de trésorerie. Antonio Guterres a exprimé la nécessité que les États membres honorent leurs obligations de paiement ou révisent en profondeur les règles financières de l'organisation.
Le budget 2026 de l'ONU est fixé à 3,4 milliards de dollars, ce qui représente une baisse de 7 % par rapport à l'exercice précédent. Les États membres ont validé la suppression d'environ 2 400 postes, marquant l'un des arbitrages budgétaires les plus serrés de ces dernières années.
Les États-Unis sont le plus gros contributeur de l'ONU, à hauteur de 22 % pour la période 2025-2027, selon la capacité de paiement de chaque État membre, déterminée par son revenu national. La Chine occupe désormais la deuxième place, contribuant à environ 20 %.
D’après Le Monde.
