L'OMS dénonce les récentes positions de Donald Trump sur la vaccination
Le directeur général de l'agence onusienne s'alarme des nouvelles recommandations de la Maison Blanche et rejette fermement tout lien de causalité entre les vaccins et l'autisme.

Le ton monte entre l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et l'administration américaine. Le directeur général de l'institution internationale a exprimé, ce mercredi, ses vives inquiétudes à la suite des dernières recommandations émises par la Maison Blanche en matière de santé publique. Cette réaction officielle intervient dans un climat de défiance croissant vis-à-vis des protocoles sanitaires outre-Atlantique.
Au cœur de cette mise en garde, l'OMS conteste une nouvelle fois les affirmations de Donald Trump concernant la sécurité des produits immunisants. Le président américain a récemment réitéré des théories établissant un lien entre la vaccination et le développement de l'autisme, une position que l'agence spécialisée de l'ONU juge infondée et dangereuse pour la couverture vaccinale mondiale.
Un désaccord scientifique majeur
Pour le dirigeant de l'OMS, les positions défendues par l'exécutif américain contreviennent aux données scientifiques établies. L'organisation rappelle que les études internationales n'ont jamais démontré de corrélation entre l'administration de vaccins et les troubles du spectre autistique. En s'alarmant publiquement, le directeur général souhaite prévenir les conséquences potentielles de tels discours sur les politiques de santé des autres nations.
Le ton monte entre l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et l'administration américaine.
Cette offensive s'inscrit dans une série de tensions répétées entre Washington et l'agence basée à Genève. Selon les informations rapportées par Libération Monde, l'OMS considère que les recommandations actuelles de la Maison Blanche constituent une offensive contre les principes fondamentaux de la médecine préventive. L'institution craint que cette rhétorique ne fragilise la confiance des populations envers les autorités sanitaires.
L'organisation internationale réaffirme ainsi son rôle de régulateur mondial de la santé face à des prises de position politiques jugées contraires à l'intérêt général. La déclaration de ce mercredi souligne la volonté de l'OMS de ne pas laisser sans réponse des affirmations qu'elle considère comme des contre-vérités scientifiques, particulièrement lorsqu'elles émanent d'un État membre influent.
D’après Libération Monde.


