L’Iran se dit prêt à des compromis sur le nucléaire si les Etats-Unis lèvent leurs sanctions
L'Iran a exprimé sa disposition à un compromis concernant son stock d'uranium enrichi en échange d'une levée des sanctions américaines affectant son économie. Cette déclaration a été faite par le vice-ministre des Affaires étrangères iranien, Majid…
L'Iran a exprimé sa disposition à un compromis concernant son stock d'uranium enrichi en échange d'une levée des sanctions américaines affectant son économie. Cette déclaration a été faite par le vice-ministre des Affaires étrangères iranien, Majid Takht-Ravanchi, lors d'une interview récente.
Les discussions sur le nucléaire entre l'Iran et les États-Unis ont repris le 6 février à Oman. Selon M. Takht-Ravanchi, l'Iran a proposé de diluer son uranium fortement enrichi pour réduire son niveau d'enrichissement. Il a souligné que si les États-Unis « sont sincères, nous serons sur la voie d'un accord » .
Interrogé sur la possibilité d'expédier plus de 400 kilos d'uranium hors du pays, M. Takht-Ravanchi n'exclut pas un compromis, précisant qu'il « est trop tôt pour dire ce qui se passera au cours des négociations » . Plusieurs pays, dont la Russie, ont proposé de prendre en charge ce stock, mais l'Iran s'y est opposé jusqu'à présent.
L'uranium enrichi à 60 %, bien au-delà de la limite de 3,67 % autorisée par l'accord de 2015, a été vu pour la dernière fois par les inspecteurs de l'AIEA le 10 juin. Cet accord est désormais caduc.
L'Iran a exprimé sa disposition à un compromis concernant son stock d'uranium enrichi en échange d'une levée des sanctions américaines affectant son économie.
Position de l'Iran sur l'enrichissement
Le président américain Donald Trump avait exigé que l'Iran renonce totalement à l'enrichissement de l'uranium. Cependant, M. Takht-Ravanchi a affirmé que « la question du zéro enrichissement n’est plus d’actualité et, pour l’Iran, elle n’est plus à l’ordre du jour » .
Les discussions actuelles incluent également la possibilité d'investissements américains dans le secteur énergétique iranien, selon une source du ministère des Affaires étrangères iranien citée par l'agence Fars.
La Suisse a annoncé la tenue d'un nouveau cycle de discussions à Genève la semaine prochaine. Majid Takht-Ravanchi a confirmé que ces pourparlers se tiendraient mardi, bien que cela n'ait pas encore été confirmé officiellement par l'Iran.
Les pays occidentaux et Israël soupçonnent l'Iran de vouloir développer l'arme nucléaire. Téhéran dément ces accusations, insistant sur son droit à une filière nucléaire civile.
D’après Le Monde.
