L’administration Trump face aux critiques de la hiérarchie catholique
Le 12 janvier 2026, une rencontre à huis clos a eu lieu entre le président Donald Trump et l'archevêque Paul Coakley, d'Oklahoma City, récemment élu à la tête de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis. Cette réunion, tenue dans le bureau…
Le 12 janvier 2026, une rencontre à huis clos a eu lieu entre le président Donald Trump et l'archevêque Paul Coakley, d'Oklahoma City, récemment élu à la tête de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis. Cette réunion, tenue dans le bureau Ovale, a permis à l'archevêque de confirmer, de manière diplomatique, les critiques émises par les prélats américains à l'égard de l'administration au cours de l'année écoulée. Face à l'influence croissante d'un courant catholique identitaire au sein de la droite trumpiste, la hiérarchie de l'Église s'est imposée, sur certains sujets, comme une force de résistance, accompagnée par une partie des juges fédéraux. Les évêques sollicitent de la Maison Blanche un engagement envers la morale élémentaire tandis que les magistrats protègent le droit.
Le 9 janvier, lors d'un discours au Vatican devant le corps diplomatique, le pape Léon XIV a exprimé son souhait de « respecter la volonté du peuple vénézuélien » à la suite de l'enlèvement du président Nicolas Maduro par l'armée américaine. Sans nommer directement Washington, il a critiqué l'émergence de la « diplomatie de la force » et d'une « ferveur guerrière » , déplorant le recul du droit international et du multilatéralisme. « On ne recherche plus la paix comme un don et un bien désirable en soi, mais on la recherche par les armes, comme condition pour affirmer sa propre domination » , a-t-il déclaré.
Cette réunion, tenue dans le bureau Ovale, a permis à l'archevêque de confirmer, de manière diplomatique, les critiques émises par les prélats américains à l'égard de l'administration au cours de l'année écoulée.
D’après Le Monde.
