Khaleda Zia, ancienne première ministre du Bangladesh et figure politique incontournable du pays, est morte à 80 ans
Première femme à diriger le Bangladesh, Khaleda Zia est décédée le mardi 30 décembre à l'âge de 80 ans, selon une annonce de son parti politique, le Parti nationaliste du Bangladesh (BNP). Elle a dirigé le BNP depuis 1984, et a été une figure majeure de…
Première femme à diriger le Bangladesh, Khaleda Zia est décédée le mardi 30 décembre à l'âge de 80 ans, selon une annonce de son parti politique, le Parti nationaliste du Bangladesh (BNP). Elle a dirigé le BNP depuis 1984, et a été une figure majeure de la politique bangladaise pendant quarante ans, servant comme première ministre à plusieurs reprises.
Malgré des problèmes de santé, Khaleda Zia avait déclaré qu'elle mènerait la campagne du BNP pour les élections législatives prévues début février 2026, et qu'elle se présenterait pour un siège au Parlement. Son fils, Tarique Rahman, président par intérim du BNP, est revenu au Bangladesh après dix-sept ans d'exil pour diriger la campagne du parti et est pressenti comme candidat potentiel au poste de premier ministre.
Première ministre à 45 ans, Khaleda Zia a été propulsée à la tête du BNP après l'assassinat de son mari, le président Ziaur Rahman, lors d'un coup d'État militaire en 1981. Bien qu'inexpérimentée, elle a rapidement pris le contrôle de l'opposition et a gagné le respect par sa détermination.
Elle a un temps fait cause commune avec Sheikh Hasina pour restaurer la démocratie au Bangladesh en 1990. Cependant, leur alliance s'est transformée en une rivalité féroce après les élections de 1991. Cette rivalité a conduit à plusieurs crises politiques, y compris une période d'état d'urgence en 2007 imposée par l'armée, et l'incarcération des deux leaders politiques.
Première femme à diriger le Bangladesh, Khaleda Zia est décédée le mardi 30 décembre à l'âge de 80 ans, selon une annonce de son parti politique, le Parti nationaliste du Bangladesh (BNP).
Durant sa carrière, Khaleda Zia a fait face à plusieurs accusations de corruption, pour lesquelles elle a été incarcérée en 2018. Elle a dénoncé ces accusations comme des tentatives de l'écarter de la vie politique. Son fils Tarique Rahman, exilé à Londres, a également été condamné par contumace dans l'affaire.
En 2020, elle a été autorisée à quitter la prison pour des raisons de santé et a continué à purger sa peine en résidence surveillée. Elle a été libérée à la chute de son ancienne rivale en 2024.
Le BNP est considéré comme le favori des élections prévues en février, les premières depuis le soulèvement populaire de 2024 qui a conduit à la chute de Sheikh Hasina après quinze ans au pouvoir. Ces élections sont très attendues dans ce pays de 170 millions d'habitants, majoritairement musulmans.
La période reste instable au Bangladesh, avec des tensions politiques exacerbées par des événements récents, tels que l'assassinat d'une figure politique en décembre, déclenchant des manifestations à Dacca.
D’après Le Monde.
