Justice «Support à des discours incitants à la discrimination» : LFI saisit la justice à propos du sondage Ifop sur l’islam en France
## Actualisation Juridique sur le Sondage Ifop Concernant l'Islam en France
Actualisation Juridique sur le Sondage Ifop Concernant l'Islam en France
Les députés de La France insoumise ont engagé des actions judiciaires le vendredi 5 décembre, en réponse à la publication d'un sondage par l'Ifop mi-novembre. Ce sondage, intitulé «État des lieux du rapport à l’islam et à l’islamisme des musulmans de France», est accusé par les députés de servir de support à des discours incitant à la discrimination, à la haine ou à la violence.
Les députés relèvent également des liens supposés entre le commanditaire de ce sondage, la revue Ecran de veille , et les services de renseignement des Émirats arabes unis, ce qui pourrait constituer une opération d'influence étrangère. Atmane Tazaghart, fondateur et rédacteur en chef de la revue, conteste ces accusations, affirmant que le financement de l'étude provient uniquement des revenus de la revue.
Le sondage a suscité des réactions diverses, certaines parties y voyant un signe d'«islamisation», tandis que des représentants de la communauté musulmane dénoncent une stigmatisation. Quatre conseils départementaux du culte musulman ont déposé plainte contre X, contestant la fiabilité de l'enquête. L'Ifop a réagi en rejetant ces accusations, jugeant les critiques infondées.
Les députés de La France insoumise ont engagé des actions judiciaires le vendredi 5 décembre, en réponse à la publication d'un sondage par l'Ifop mi-novembre.
Les députés insoumis soulignent que depuis la publication du sondage, plusieurs actes islamophobes ont été signalés, notamment des incidents de vandalisme et de profanation de mosquées.
Les parlementaires ont également critiqué la divulgation par le député Paul Vannier de l'adresse du média Ecran de veille , ce qui a conduit à une plainte pour «incitation au meurtre et mise en danger de la vie d'autrui». Une cinquantaine de députés du bloc présidentiel ont également saisi la justice à ce sujet.
Enfin, les députés insoumis visent deux journalistes travaillant pour Ecran de veille , qui ont été impliqués dans une commission d'enquête concernant les liens supposés entre certains mouvements politiques et réseaux islamistes. Les journalistes Nora Bussigny et Emmanuel Razavi, auteurs d'ouvrages sur les liens entre LFI et islamisme, font également l'objet de vérifications quant à leur éventuelle implication au service d'intérêts étrangers.
D’après www.liberation.fr.
