Jusqu’à 5 millions d’emplois concernés : l’IA avance à pas feutrés en France
En France, l'utilisation de l'IA générative au travail reste limitée. Seuls 7 % des salariés s'en servent quotidiennement, tandis que 14 % l'utilisent de manière hebdomadaire, selon PwC. La moitié des travailleurs n'ont jamais utilisé cette technologie.
En France, l'utilisation de l'IA générative au travail reste limitée. Seuls 7 % des salariés s'en servent quotidiennement, tandis que 14 % l'utilisent de manière hebdomadaire, selon PwC. La moitié des travailleurs n'ont jamais utilisé cette technologie.
L'impact de l'IA sur l'emploi en France demeure limité. D'après une étude de Coface et de l'Observatoire des emplois menacés et émergents (OEM), 3,8 % des postes sont actuellement fragilisés. Des chatbots et des modèles de langage encadrés sont déployés, selon Aurélien Duthoit, économiste chez Coface.
Certains secteurs commencent toutefois à ressentir les effets de l'IA. Dans le domaine de la traduction, les demandes évoluent vers la correction de traductions automatiques. De même, dans le secteur juridique, l'IA oblige les cabinets à repenser la formation des nouvelles recrues. Selon Coface et l'OEM, 16,3 % des emplois pourraient être concernés d'ici deux à cinq ans, en raison de l'arrivée d'une IA plus autonome pouvant accomplir plusieurs tâches sans intervention humaine. Axelle Arquié, cofondatrice de l'OEM, indique qu'un métier sur huit a plus de 30 % de ses tâches automatisables.
Seuls 7 % des salariés s'en servent quotidiennement, tandis que 14 % l'utilisent de manière hebdomadaire, selon PwC.
Les métiers qualifiés sont particulièrement exposés à cette transformation. L'architecture et l'ingénierie voient 26,9 % de leurs emplois menacés, tandis que l'informatique et les mathématiques atteignent 24,9 %, avec des pointes à 31 % pour certains profils. Les fonctions administratives, les métiers créatifs, et les professions juridiques suivent de près avec respectivement 23,8 %, 23,8 %, et 21,6 % d'emplois exposés.
Les hauts revenus ne sont pas épargnés, avec 22,1 % des emplois des 10 % les mieux rémunérés potentiellement affectés. En revanche, les métiers liés à l'entretien, à l'agriculture ou à la restauration restent relativement protégés.
La transformation progresse lentement. De nombreuses entreprises testent l'IA sans opérer de réorganisation complète. Les pouvoirs publics tentent d'accompagner ce changement avec le plan « Osez l'IA », visant à former 15 millions de professionnels d'ici à 2030, et un observatoire dédié pourrait être créé.
D’après Journal du Geek.
