Israël réinstalle officiellement la colonie de Ganim en Cisjordanie occupée
Vingt-et-un ans après son démantèlement par le gouvernement d'Ariel Sharon, cette implantation du nord de la Cisjordanie a été inaugurée de nouveau par les autorités israéliennes.

Le gouvernement israélien a officialisé l'inauguration de la colonie de Ganim, située dans le nord de la Cisjordanie occupée, marquant une étape symbolique dans l'expansion territoriale en cours. Ce site avait été évacué par Israël en 2005 lors de la mise en œuvre du plan de désengagement unilatéral initié par l'ancien Premier ministre Ariel Sharon. Cette décision s'inscrit dans un mouvement de réappropriation de zones autrefois délaissées par l'armée et les colons.
Un symbole du plan de 2005
Ganim n'est pas un cas isolé dans l'histoire récente de la région. Elle faisait partie d'un ensemble de quatre colonies — avec Homesh, Sa-Nur et Kadim — qui avaient été démantelées simultanément dans la partie septentrionale du territoire palestinien. À l'époque, ce retrait s'intégrait dans une stratégie globale incluant l'évacuation totale de la bande de Gaza. Le retour officiel des structures israéliennes sur ce terrain marque une rupture définitive avec la politique de retrait adoptée il y a deux décennies.
Le nord de la Cisjordanie sous tension
La réinstallation de Ganim confirme la volonté des autorités actuelles de renforcer la présence israélienne dans le nord de la Cisjordanie, un secteur où les tensions sont historiquement élevées. Selon les informations rapportées par Le Monde Proche-Orient, la zone géographique concernée regroupe les anciens périmètres de colonisation qui avaient été vidés de leurs habitants et dont les infrastructures avaient été détruites lors du plan de 2005.
Ce site avait été évacué par Israël en 2005 lors de la mise en œuvre du plan de désengagement unilatéral initié par l'ancien Premier ministre Ariel Sharon.
Cette inauguration intervient alors que le statut des terres en Cisjordanie occupée demeure l'un des points de friction majeurs du conflit. Le retour à Ganim, associé aux développements potentiels sur les sites voisins de Sa-Nur ou Kadim, souligne un changement de paradigme foncier. Pour les observateurs de la région, cet acte officiel de réimplantation met fin à une période de vacance qui aura duré un peu plus de vingt ans sur ces collines du nord.
D’après Le Monde Proche-Orient.


