Iran : l’ayatollah Khamenei estime que les revendications économiques des manifestants sont « justes » mais promet de réprimer les « émeutiers »
## Protestations en Iran: Évaluation et Réactions Officielles
Protestations en Iran: Évaluation et Réactions Officielles
Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a exprimé le samedi 3 janvier 2026 que les revendications économiques des manifestants étaient « justes » , tout en soulignant la nécessité de gérer fermement les « émeutiers » . Ce commentaire intervient lors du septième jour d'un mouvement de contestation.
Le mouvement a débuté le 28 décembre à Téhéran, déclenché par des commerçants protestant contre l'hyperinflation et le marasme économique. Depuis, les revendications se sont élargies pour inclure des demandes politiques. Les affrontements ont causé la mort d'au moins douze personnes, y compris des membres des forces de sécurité, selon des sources officielles.
Des incidents violents ont été rapportés récemment dans l’ouest du pays. À Malekshahi, un membre des Gardiens de la Révolution a été tué lors d'affrontements. Selon l'agence de presse Fars, « des émeutiers ont tenté de pénétrer dans un commissariat » , et deux assaillants ont été abattus. Malekshahi est un comté avec une importante population kurde.
La contestation s’est propagée à au moins trente villes, principalement petites ou moyennes. À Téhéran, lors d'une fête chiite, Khamenei a reconnu les préoccupations économiques des manifestants, tout en affirmant qu'il était inutile de dialoguer avec les émeutiers. Le pouvoir cherche un équilibre entre apaisement et fermeté.
Le mouvement a débuté le 28 décembre à Téhéran, déclenché par des commerçants protestant contre l'hyperinflation et le marasme économique.
Des rassemblements ont eu lieu dans plusieurs quartiers de Téhéran. A Darehshahr, environ 300 personnes ont lancé des cocktails Molotov et exhibé des armes. À Qom, un homme a été tué par l'explosion d'une grenade qu'il comptait utiliser, et un jeune de 17 ans, blessé par balles, a succombé à ses blessures.
L’Union européenne a exprimé sa « préoccupation » concernant les victimes et a appelé Téhéran à la « retenue maximale » .
Comparaison avec des Protestations Précédentes
Les autorités ne communiquent pas systématiquement sur tous les incidents, rendant difficile l'évaluation de la situation. Les protestations actuelles sont moins étendues que celles de 2022, après la mort de Mahsa Amini, et que celles de 2019, suite à l'augmentation des prix de l'essence.
D’après Le Monde.
