Grèce : le procès de la catastrophe ferroviaire de Tempé reporté en raison de vives tensions dans la salle d’audience
Trois ans après la collision ferroviaire la plus meurtrière de l'histoire de la Grèce, le procès de 36 personnes, notamment d'anciens responsables des chemins de fer, devait débuter le lundi 23 mars à Larissa, en Thessalie. Toutefois, il a été ajourné au…
Trois ans après la collision ferroviaire la plus meurtrière de l'histoire de la Grèce, le procès de 36 personnes, notamment d'anciens responsables des chemins de fer, devait débuter le lundi 23 mars à Larissa, en Thessalie. Toutefois, il a été ajourné au 1er avril en raison de tensions dans la salle d’audience. Les familles des 57 victimes ont exprimé leur colère devant les conditions d’organisation du procès, jugées inadéquates pour accueillir les nombreux participants.
La cour de Larissa doit établir les responsabilités individuelles dans la collision frontale entre deux trains survenue le 28 février 2023 dans la vallée de Tempé. Le soir de l'accident, un train de marchandises a percuté un train de passagers transportant environ 350 personnes d’Athènes à Thessalonique. Les deux trains ont circulé sur la même voie sans déclencher d'alarme.
Des témoignages de colère ont été entendus avant le procès, notamment de parents de victimes, qui ont critiqué les lacunes de l'enquête. Certains ont affirmé que leurs enfants ont péri dans l'incendie qui a suivi le choc, et non lors de l'impact.
Toutefois, il a été ajourné au 1er avril en raison de tensions dans la salle d’audience.
Trente-six accusés sont jugés pour des charges criminelles et risquent des peines allant jusqu'à la réclusion à perpétuité. Parmi eux se trouvent des chefs de gare et des cadres de l'Organisme des chemins de fer de Grèce, ainsi que deux responsables italiens de Hellenic Train. Aucun responsable politique ne figure parmi les accusés, ce qui alimente le ressentiment. Des preuves importantes ont été détruites lorsque le site de l'accident a été rasé peu après l'accident.
Au moins 352 témoins de l'accusation, dont des survivants, doivent être entendus. La colère suscitée par l'accident demeure vive, comme en témoigne la participation massive aux manifestations marquant le troisième anniversaire du drame.
D’après Le Monde.
