Google démonte un réseau tentaculaire qui détournait des millions d’appareils
Google a annoncé avoir déstabilisé une infrastructure nommée IPIDEA, utilisée par des cybercriminels et des acteurs étatiques pour masquer leurs activités en ligne. Cette action, à la fois juridique et technique, vise un acteur clé du marché gris de…
Google a annoncé avoir déstabilisé une infrastructure nommée IPIDEA, utilisée par des cybercriminels et des acteurs étatiques pour masquer leurs activités en ligne. Cette action, à la fois juridique et technique, vise un acteur clé du marché gris de l'internet.
Des millions d’appareils transformés en relais invisibles
Les réseaux de proxies résidentiels utilisent des adresses IP de particuliers ou de petites entreprises, rendant difficile la détection et le blocage du trafic malveillant. IPIDEA s'est spécialisé dans ce modèle, avec une infrastructure reposant sur des millions d'appareils dans le monde, notamment aux États-Unis, au Canada et en Europe. Les opérateurs du réseau diffusaient des kits logiciels intégrés à des applications Android, Windows ou des VPN gratuits, transformant les appareils en points de sortie du réseau.
Google a identifié plus de 600 applications Android et 3 075 fichiers Windows liés à cette infrastructure, certaines se présentant comme des utilitaires ou des services VPN, sans mentionner clairement l'enrôlement des appareils dans le réseau.
Google a annoncé avoir déstabilisé une infrastructure nommée IPIDEA, utilisée par des cybercriminels et des acteurs étatiques pour masquer leurs activités en ligne.
Le Google Threat Intelligence Group a ciblé les domaines servant à piloter ces appareils et à distribuer les tâches de proxy. Google déclare avoir réduit de plusieurs millions le nombre d'appareils exploitables par les opérateurs du réseau et arrêté au moins treize marques commerciales liées à IPIDEA.
Ces proxies étaient utilisés à des fins malveillantes, notamment le pilotage de botnets, les attaques par force brute, l'accès frauduleux à des services en ligne ou la dissimulation d'opérations d'espionnage. Google a observé plus de 550 groupes de menaces distincts utilisant ce réseau pour masquer leurs activités, incluant des groupes attribués à la Chine, la Corée du Nord, l'Iran ou la Russie.
Google insiste sur la nécessité d'une coopération durable entre plateformes, fournisseurs d'accès et chercheurs en sécurité pour limiter les abus.
D’après Journal du Geek.
