Espace : une étude révèle un risque caché de thrombose chez les femmes astronautes
Lorsque le corps humain est exposé à la microgravité, il subit des perturbations physiologiques significatives : l'apesanteur cause une fonte musculaire et une déminéralisation osseuse. Une étude publiée en mars 2026 dans la revue Acta Astronautica…
Lorsque le corps humain est exposé à la microgravité, il subit des perturbations physiologiques significatives : l'apesanteur cause une fonte musculaire et une déminéralisation osseuse. Une étude publiée en mars 2026 dans la revue Acta Astronautica documente la propension accrue des femmes à développer des thromboses dans ces conditions, avec des données expérimentales inédites.
Microgravité : Impact sur le système sanguin féminin
L'équipe de la Simon Fraser University (SFU) a utilisé l'immersion sèche pour simuler les effets de l'apesanteur. Dix-huit participantes ont été maintenues en flottaison pendant cinq jours, ce qui imite la redistribution des fluides corporels en microgravité. Les résultats montrent que le sang ne descend plus dans les jambes, mais reflue vers le tronc et la tête.
Des analyses de la cinétique de coagulation ont été réalisées à l'aide de la thromboélastométrie rotationnelle (ROTEM). Après cinq jours, toutes les volontaires présentaient des signes d'hypercoagulabilité, avec une coagulation anormalement rapide et des caillots plus denses et résistants.
Lorsque le corps humain est exposé à la microgravité, il subit des perturbations physiologiques significatives : l'apesanteur cause une fonte musculaire et une déminéralisation osseuse.
Risques pour les missions spatiales de longue durée
Aucun problème majeur n'a été constaté lors de l'étude de cinq jours. Cependant, pour les projets de bases lunaires ou les vols habités vers Mars, une exposition prolongée à l'apesanteur augmente le risque de thromboses pour les femmes d'équipage. En l'absence de gravité terrestre, la probabilité de formation de caillots augmente.
Les cycles menstruels ne semblent pas influencer la coagulation. Les agences spatiales surveillent déjà l'apparition de caillots, sur la base de précédents incidents, comme celui de l'astronaute Serena Auñón-Chancellor en 2019. Des protocoles de surveillance plus stricts pourraient être mis en place pour les missions avec équipages mixtes.
D’après Journal du Geek.
