Equateur : le cortège présidentiel visé par des tirs lors de manifestations indigènes, le président Daniel Noboa indemne
Le président équatorien Daniel Noboa a été pris pour cible par des tirs lors de son déplacement dans la région de Cañar, dans le contexte de manifestations indigènes. L'incident a été confirmé par la ministre de l'Environnement et de l'Énergie, Inés…
Le président équatorien Daniel Noboa a été pris pour cible par des tirs lors de son déplacement dans la région de Cañar, dans le contexte de manifestations indigènes. L'incident a été confirmé par la ministre de l'Environnement et de l'Énergie, Inés Manzano, le 7 octobre 2025. Le président est indemne.
Selon les déclarations officielles, un groupe de manifestants a attaqué le cortège présidentiel avec des pierres et des projectiles, causant des dommages au véhicule blindé. Des enquêtes sont en cours pour vérifier l'origine des impacts sur le véhicule.
La présidence a diffusé des vidéos montrant ces attaques, décrites comme une "attaque" , depuis l'intérieur du cortège. Les manifestants, certains vêtus de tenues traditionnelles, ont été vus lançant des pierres et des bâtons.
Malgré cet incident, le président Noboa a poursuivi ses activités prévues, dénonçant ces actes lors d'un événement public à Cuenca. Le gouvernement a déposé une plainte pour "tentative de meurtre" contre le président.
Le président équatorien Daniel Noboa a été pris pour cible par des tirs lors de son déplacement dans la région de Cañar, dans le contexte de manifestations indigènes.
Depuis le 22 septembre, des manifestations ont lieu en Équateur, déclenchées par la suppression des subventions sur le diesel, dont le prix est passé de 1,80 dollar à 2,80 dollars par gallon. Ces manifestations ont entraîné des blocages de routes et des incidents violents, avec un bilan de plusieurs blessés et arrestations.
L'objectif de la suppression des subventions est de réaliser une économie d'environ 1 milliard de dollars pour financer la lutte contre le crime organisé. Le président Noboa continue de défendre cette politique malgré les tensions.
Les populations autochtones, qui représentent une part significative de la démographie du pays, sont les principaux opposants à cette mesure.
Depuis 2024, sous les ordres du président Noboa, les forces militaires ont été mobilisées pour contrôler la violence croissante due au narcotrafic, un problème exacerbé par la position géographique stratégique de l'Équateur.
D’après Le Monde.
