Énergie : une immense réserve d’hydrogène serait enfouie au cœur de notre planète
Lorsqu’on aborde le sujet de la transition énergétique, l’hydrogène est fréquemment mentionné. S’il est produit de manière écologique, l’hydrogène vert représente un vecteur énergétique puissant, susceptible de décarboner les industries polluantes et…
Lorsqu’on aborde le sujet de la transition énergétique, l’hydrogène est fréquemment mentionné. S’il est produit de manière écologique, l’hydrogène vert représente un vecteur énergétique puissant, susceptible de décarboner les industries polluantes et d’être exploité dans l’industrie automobile. Actuellement, Toyota et BMW explorent cette option.
Une étude publiée dans la revue Nature Communications le 10 février 2026 a révélé que le plus grand stock d’hydrogène de la planète est situé au cœur de la Terre, à 2 900 km de profondeur. Ce réservoir contiendrait entre 1 350 et 6 750 trillions de tonnes, soit jusqu’à 45 fois la masse de tous les océans combinés. Cependant, accéder à ce gisement est impossible avec les technologies actuelles.
Cette découverte remet en question la théorie du grand bombardement tardif, qui suggérait que les comètes glacées et les astéroïdes ont apporté les premières molécules d’eau sur Terre il y a environ 4,1 à 3,9 milliards d’années. L’existence de ce réservoir d’hydrogène prouve que la Terre possédait déjà d’importantes réserves internes.
Lorsqu’on aborde le sujet de la transition énergétique, l’hydrogène est fréquemment mentionné.
Simulation des Conditions du Noyau Terrestre
Pour valider leur théorie, l’équipe de l’Université de Pékin a utilisé une cellule à enclume de diamant pour simuler les conditions du noyau terrestre. En appliquant des pressions élevées, ils ont recréé les environnements extrêmes du centre de la Terre. L’expérience a révélé que sous de telles pressions, l’hydrogène s’intègre dans la structure atomique du fer liquide, modifiant ainsi sa densité.
Implications sur la Densité du Noyau Terrestre
Cette recherche résout une énigme datant des années 1950 : le déficit de densité du noyau terrestre. L’hydrogène, en s’intégrant dans l’alliage fer-nickel, explique pourquoi le noyau est moins dense que prévu. Cet élément léger compense les prévisions basées uniquement sur le fer et le nickel.
Les résultats suggèrent que la Terre a stocké ses propres réserves d’eau dès sa formation. L’hydrogène, capturé par le fer liquide, aurait été restitué plus tard sous forme de vapeur d’eau via le volcanisme, remplissant ainsi les océans. Bien que les comètes aient contribué, la majorité de l’eau est d’origine endogène, essentielle à l’apparition de la vie il y a environ 3,8 à 3,5 milliards d’années.
D’après Journal du Geek.
