En Syrie, les investisseurs du Golfe appâtés par les grands chantiers d’infrastructure
Le 2 décembre 2025, la première pierre de la centrale électrique d'Al-Taïm, située dans la province de Deir ez-Zor, a été posée par UCC Holding, un conglomérat qatari, en présence du ministre de l'Énergie syrien, Mohammad Al-Bachir. Au début du mois de…
Le 2 décembre 2025, la première pierre de la centrale électrique d'Al-Taïm, située dans la province de Deir ez-Zor, a été posée par UCC Holding, un conglomérat qatari, en présence du ministre de l'Énergie syrien, Mohammad Al-Bachir. Au début du mois de novembre, M. Al-Bachir a signé des contrats avec le groupe Al-Khayyat, composé de frères syro-qataris, pour la construction de huit centrales électriques au cours des quatre prochaines années. Ces centrales incluront quatre unités fonctionnant au gaz et quatre utilisant l'énergie solaire, avec une capacité totale de production de 6 000 mégawatts (MW). L'investissement qatari, estimé à 7 milliards de dollars (6 milliards d'euros), vise à restructurer le réseau électrique syrien, actuellement en ruine à cause de la guerre et du manque d'investissements.
Depuis la chute de Bachar Al-Assad le 8 décembre 2024, les pays du Golfe ont multiplié les annonces d'investissements dans les infrastructures de transport, d'énergie, de télécommunications, ainsi que dans l'immobilier et le tourisme. Ces initiatives visent à soutenir le président de transition syrien, Ahmed Al-Charaa, dans ses efforts pour stabiliser le pays. Les ressources naturelles et les opportunités économiques en Syrie, après une longue période de conflit, attirent également ces investisseurs.
L'Arabie saoudite et le Qatar ont déjà pris des mesures pour soutenir les nouvelles autorités syriennes en fournissant de l'aide humanitaire et des hydrocarbures. Ensemble, ils ont alloué 128 millions de dollars pour financer les salaires de la fonction publique pendant six mois et ont annulé les dettes de la Syrie auprès de plusieurs institutions régionales et internationales, y compris une dette de 15 millions de dollars envers la Banque mondiale.
Al-Bachir a signé des contrats avec le groupe Al-Khayyat, composé de frères syro-qataris, pour la construction de huit centrales électriques au cours des quatre prochaines années.
Le président Al-Charaa mise sur les investissements du Golfe pour financer la reconstruction de la Syrie, dont le coût est estimé à 216 milliards de dollars par la Banque mondiale. Certains investisseurs, comme le prince saoudien Walid Ben Talal, possèdent déjà des actifs immobiliers et bancaires dans le pays. M. Al-Charaa a exprimé son intention de reconstruire la Syrie par le biais d'investissements plutôt que d'aides, et a annoncé avoir déjà sécurisé 28 milliards de dollars d'investissements depuis sa prise de fonctions.
D’après Le Monde.
