En Syrie, les forces kurdes ont accepté de quitter Alep
Les Forces démocratiques syriennes (FDS), dirigées par les Kurdes, ont accepté, dimanche 11 janvier, de quitter Alep après plusieurs jours de combats avec les forces gouvernementales. Selon un communiqué des FDS, un accord a permis un cessez-le-feu et…
Les Forces démocratiques syriennes (FDS), dirigées par les Kurdes, ont accepté, dimanche 11 janvier, de quitter Alep après plusieurs jours de combats avec les forces gouvernementales. Selon un communiqué des FDS, un accord a permis un cessez-le-feu et l'évacuation des civils et combattants des quartiers d'Achrafieh et de Cheikh-Maqsoud vers le nord et l'est de la Syrie. L'agence SANA a confirmé que les bus transportant le dernier groupe de membres de l'organisation FDS ont quitté Cheikh-Maqsoud.
Les autorités syriennes avaient annoncé la reddition des combattants kurdes retranchés à Alep, une affirmation que les forces kurdes ont réfutée. Les États-Unis et l'Union européenne ont appelé à la fin des hostilités et à la reprise du dialogue politique.
Les affrontements ont causé au moins 21 morts parmi les civils depuis mardi et déplacé environ 155 000 personnes. Un accord précédent pour intégrer les institutions civiles et militaires kurdes au sein de l'État syrien reste inappliqué.
Après avoir repris le contrôle d'Achrafieh, l'armée syrienne a annoncé la fin de ses opérations à Cheikh-Maqsoud. Les FDS ont déclaré que des civils avaient été déplacés de force, une affirmation contestée par le gouvernement syrien.
Les Forces démocratiques syriennes (FDS), dirigées par les Kurdes, ont accepté, dimanche 11 janvier, de quitter Alep après plusieurs jours de combats avec les forces gouvernementales.
Les combats, qui ont commencé mardi, ont vu les deux parties s'accuser mutuellement d'avoir déclenché les hostilités. Le gouvernement syrien a exigé le départ des forces kurdes d'Alep. Les FDS, soutenues par Washington, ont refusé de se rendre.
Le conflit a suscité des craintes d'escalade régionale, avec la Turquie prête à intervenir aux côtés du gouvernement syrien et Israël soutenant les Kurdes. Depuis la chute de Bachar Al-Assad, les tensions avec les minorités se sont intensifiées, notamment avec des massacres d'alaouites et des combats avec les Druzes.
Les Kurdes, qui ont profité du chaos de la guerre civile pour s'emparer de territoires dans le nord de la Syrie, réclament un système de gouvernance décentralisé, une demande rejetée par Damas.
D’après Le Monde.
