En Syrie, le processus de désignation du premier Parlement de l’ère post-Assad a débuté
Le processus de formation du premier Parlement syrien post-Assad a débuté le dimanche 5 octobre 2025. Les comités locaux sont chargés de désigner une partie des membres de ce Parlement, tandis qu'un tiers des membres est directement nommé par le…
Le processus de formation du premier Parlement syrien post-Assad a débuté le dimanche 5 octobre 2025. Les comités locaux sont chargés de désigner une partie des membres de ce Parlement, tandis qu'un tiers des membres est directement nommé par le président intérimaire Ahmed Al-Charaa. Ce processus a suscité des critiques en raison de son manque de représentativité démocratique.
Le Parlement comptera 210 sièges, dont 140 seront désignés par des comités locaux formés par la commission électorale, et 70 seront nommés par le président intérimaire. Ce Parlement exercera ses fonctions législatives jusqu'à l'adoption d'une Constitution permanente et l'organisation de nouvelles élections.
Deux provinces du nord-est de la Syrie, sous contrôle kurde, ainsi que la province à majorité druze de Soueida, sont exclues du processus électoral. Par conséquent, 32 sièges resteront vacants. Le processus de désignation a été critiqué par des organisations de la société civile pour sa concentration excessive des pouvoirs entre les mains du président et le manque de représentativité des différentes composantes ethniques et religieuses du pays.
Le processus de formation du premier Parlement syrien post-Assad a débuté le dimanche 5 octobre 2025.
Ahmed Al-Charaa a justifié le caractère transitoire de ce processus en raison des circonstances actuelles en Syrie. Il a également mentionné qu'il est actuellement impossible d'organiser des élections au suffrage direct, notamment en raison de la présence de nombreux Syriens à l'étranger sans documents en règle.
Les critiques se sont intensifiées, affirmant que le processus actuel permettrait au président de constituer une majorité parlementaire à partir de personnes dont la loyauté est garantie, ce qui pourrait compromettre le principe de pluralisme. Les règles électorales stipulent que les candidats ne doivent pas être des partisans de l'ancien régime, ni promouvoir la sécession ou la partition du pays.
La nouvelle structure parlementaire est perçue comme une étape vers la stabilisation politique de la Syrie, bien que des critiques persistent quant à la représentation et à la légitimité du processus.
D’après Le Monde.
