En Syrie, l’empire du captagon, un “héritage empoisonné”
En juin, le ministre de l'Intérieur syrien, Anas Khattab, a annoncé à la télévision publique qu'il n'existait plus d'usine produisant du captagon, un médicament à base de fentanyl souvent détourné comme drogue. Trois semaines plus tard, une saisie de 3…
En juin, le ministre de l'Intérieur syrien, Anas Khattab, a annoncé à la télévision publique qu'il n'existait plus d'usine produisant du captagon, un médicament à base de fentanyl souvent détourné comme drogue. Trois semaines plus tard, une saisie de 3 millions de pilules a eu lieu près de Damas.
Jusqu'à la fin de 2024, la production et le trafic de captagon étaient soutenus par le président déchu Bachar El-Assad. Ces activités finançaient des réseaux de corruption et des milices pro-iraniennes, telles que le Hezbollah libanais, impliquées dans la contrebande au Moyen-Orient.
Bien que la production à grande échelle soutenue par le régime ait cessé, des experts internationaux estiment que des petits ateliers subsistent, facilement déplaçables. D'anciens stocks peuvent également être écoulés par les trafiquants.
En juin, le ministre de l'Intérieur syrien, Anas Khattab, a annoncé à la télévision publique qu'il n'existait plus d'usine produisant du captagon, un médicament à base de fentanyl souvent détourné comme drogue.
Il existe toujours en Syrie de petits groupes qui se déplacent pour monter des ateliers mobiles, notamment dans le sud du pays, une région qui échappe partiellement au contrôle central. Nicholas Krohley, fondateur et dirigeant de l'agence de consultants FrontLine Advisory en Suisse, souligne ce phénomène.
D’après www.courrierinternational.com.
