En Suisse, une armée mal préparée au nouveau désordre mondial
Le lundi 12 janvier, 12 500 recrues de la classe d'âge 2006-2007 ont débuté leur formation sous le drapeau rouge à croix blanche. Cette initiative s'inscrit dans le cadre du service militaire obligatoire en Suisse, qui n'a pas été aboli après la fin de…
Le lundi 12 janvier, 12 500 recrues de la classe d'âge 2006-2007 ont débuté leur formation sous le drapeau rouge à croix blanche. Cette initiative s'inscrit dans le cadre du service militaire obligatoire en Suisse, qui n'a pas été aboli après la fin de la guerre froide, contrairement à de nombreux autres pays européens. Le service militaire suisse comprend des cours de répétition de trois semaines par an pendant les dix années suivant l'engagement initial.
Le système militaire suisse, par ses rotations hebdomadaires de la troupe en permission, contribue à une cohésion nationale en mélangeant des jeunes hommes romands, alémaniques et italophones. Ces interactions régulières favorisent un sentiment d'unité dans le pays.
Le lundi 12 janvier, 12 500 recrues de la classe d'âge 2006-2007 ont débuté leur formation sous le drapeau rouge à croix blanche.
Le climat de désordre géopolitique mondial actuel n'est pas passé inaperçu auprès des officiers qui forment les nouvelles recrues. Cette génération pourrait être la première depuis longtemps à devoir envisager des interventions militaires effectives. La dernière action militaire suisse à l'étranger remonte à 1815 lors de la campagne de Franche-Comté. Depuis cet événement, la Suisse a maintenu sa politique de neutralité, confirmée lors du Congrès de Vienne la même année.
D’après Le Monde.
