En République tchèque, la rupture à pas comptés d’Andrej Babis avec le soutien à l’Ukraine
Petr Pavel, président tchèque (de dos), et Andrej Babis, chef du parti ANO, le jour de sa nomination comme nouveau premier ministre, au château de Prague, en République tchèque, le 9 décembre 2025. EVA KORINKOVA / REUTERS
Petr Pavel, président tchèque (de dos), et Andrej Babis, chef du parti ANO, le jour de sa nomination comme nouveau premier ministre, au château de Prague, en République tchèque, le 9 décembre 2025. EVA KORINKOVA / REUTERS
Depuis sa réintégration au poste de premier ministre à Prague le 8 décembre, Andrej Babis a adopté une position nuancée concernant l'Ukraine. Bien qu'il souhaite s'écarter de la politique pro-Kiev de son prédécesseur Petr Fiala (2021-2025), il évite d'apparaître comme prorusse. Le 19 décembre, lors du sommet de l'Union européenne à Bruxelles, M. Babis a annoncé que la République tchèque ne participerait pas à la garantie du prêt européen de 90 milliards d'euros.
Petr Pavel, président tchèque (de dos), et Andrej Babis, chef du parti ANO, le jour de sa nomination comme nouveau premier ministre, au château de Prague, en République tchèque, le 9 décembre 2025.
Pour la première fois depuis le début du conflit en Ukraine, la République tchèque s'est alignée sur la Hongrie et la Slovaquie, deux pays dont les dirigeants ont exprimé des sympathies envers la Russie. Cependant, M. Babis a clarifié que la position tchèque différait de celle de la Slovaquie et de la Hongrie, soulignant une approche diplomatique distincte.
D’après Le Monde.
