En République centrafricaine, l’opposition annonce qu’elle boycottera l’élection présidentielle de décembre
## Élections en République Centrafricaine
Élections en République Centrafricaine
À moins de trois mois du scrutin présidentiel, législatif, régional et municipal prévu le 28 décembre en République Centrafricaine, le Bloc républicain pour la défense de la Constitution (BRDC), principale plateforme de l'opposition, a déclaré son intention de boycotter l'élection. Cette décision, annoncée le 8 octobre, résulte d'accusations portées contre le gouvernement de verrouiller le processus électoral. La date limite pour le dépôt des candidatures est fixée au 11 octobre.
Le président Faustin-Archange Touadéra a officiellement déposé sa candidature le 2 octobre. Il a exprimé sa détermination à participer au processus électoral, malgré les critiques du BRDC concernant la validité du processus et son opposition à un troisième mandat pour le président sortant.
Bien que le président ait initialement exprimé son ouverture au dialogue en mars, un durcissement de sa position a été observé lors du congrès de son parti en juillet. Une réunion inaugurale s'est tenue le 2 septembre avec divers acteurs politiques et membres de la communauté Sant’Egidio, mais aucun calendrier de discussions ultérieures n'a été proposé.
Candidatures et Division de l'Opposition
La division au sein de l'opposition est notable. Anicet-Georges Dologuélé, candidat de l'Union pour le renouveau centrafricain (URCA), a été exclu du BRDC pour "trahison" après avoir annoncé sa candidature. Dologuélé a renoncé à sa nationalité française pour se conformer à la Constitution de 2023, qui interdit la candidature aux binationaux.
Cette décision, annoncée le 8 octobre, résulte d'accusations portées contre le gouvernement de verrouiller le processus électoral.
Henri-Marie Dondra, ancien Premier ministre, a également présenté sa candidature. Il critique néanmoins le caractère "pas inclusif" des élections.
Le président Touadéra a maintenu le calendrier électoral malgré les appels de l'opposition à suspendre les préparatifs. Un décret a été signé le 29 septembre pour convoquer les électeurs, marquant ainsi la première élection municipale depuis 1988.
Les dernières élections ont été marquées par des tentatives de déstabilisation de la part de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC). Depuis, des accords de paix ont été signés avec certains groupes, rétablissant la sécurité à Bangui, bien que l'instabilité persiste dans certaines régions.
D’après Le Monde.
