En Malaisie, l’ancien premier ministre Najib Razak, reconnu coupable d’abus de pouvoir et de blanchiment, condamné à quinze ans de prison
L'ancien premier ministre malaisien, Najib Razak, a été condamné à quinze ans d'emprisonnement, vendredi 26 décembre 2025, dans le cadre du scandale de corruption lié au fonds souverain 1Malaysia Development Berhad (1MDB). Cette condamnation s'ajoute à…
L'ancien premier ministre malaisien, Najib Razak, a été condamné à quinze ans d'emprisonnement, vendredi 26 décembre 2025, dans le cadre du scandale de corruption lié au fonds souverain 1Malaysia Development Berhad (1MDB). Cette condamnation s'ajoute à une peine de six ans qu'il purge déjà pour une autre affaire liée au même scandale.
Najib Razak, ancien dirigeant de la Malaisie de 2009 à 2018, a été reconnu coupable de quatre chefs d'accusation d'abus de pouvoir et de 21 chefs d'accusation de blanchiment d'argent, impliquant des pots-de-vin d'environ 2,28 milliards de ringgits (471 millions d'euros) provenant du fonds 1MDB. Ce fonds, destiné initialement au développement économique de la Malaisie, a été détourné pour des dépenses personnelles somptuaires, déclenchant des enquêtes internationales.
Lors de l'audience tenue vendredi devant la Haute Cour de Kuala Lumpur, le président de la cour, Collin Lawrence Sequerah, a rejeté les arguments de la défense qui prétendaient que les fonds reçus par Najib Razak provenaient de dons du Moyen-Orient. Il a affirmé que l'accusation avait prouvé la culpabilité de l'accusé au-delà de tout doute raisonnable.
L'ancien premier ministre malaisien, Najib Razak, a été condamné à quinze ans d'emprisonnement, vendredi 26 décembre 2025, dans le cadre du scandale de corruption lié au fonds souverain 1Malaysia Development Berhad (1MDB).
Le scandale 1MDB a eu un impact significatif sur la politique malaisienne, contribuant à la défaite de Najib Razak aux élections de 2018. Les preuves présentées par l'accusation incluaient des relevés bancaires et les témoignages de plus de 50 témoins, démontrant une collaboration avec l'homme d'affaires Jho Low, considéré comme le principal architecte du détournement, actuellement en fuite.
Najib Razak a nié être au courant des transactions illégales et a imputé la responsabilité à Jho Low. Cependant, le tribunal a constaté que Jho Low agissait en tant qu'agent pour Najib Razak. La défense continue de soutenir que l'ancien premier ministre n'a pas bénéficié d'un procès équitable.
D’après Le Monde.
