En Italie, vive polémique autour de la mémoire de la Shoah
Lors d'un événement organisé le dimanche 12 octobre par l'Union des communautés juives d'Italie pour les 2 ans du 7-Octobre, Eugenia Maria Roccella, ministre de l'égalité des chances et de la famille (Fratelli d'Italia, FDI, extrême droite), a exprimé…
Lors d'un événement organisé le dimanche 12 octobre par l'Union des communautés juives d'Italie pour les 2 ans du 7-Octobre, Eugenia Maria Roccella, ministre de l'égalité des chances et de la famille (Fratelli d'Italia, FDI, extrême droite), a exprimé ses idées concernant les voyages à Auschwitz. Elle a décrit ces voyages, destinés aux élèves italiens, comme des « excursions » qui viseraient à légitimer une culture politique de gauche, tout en affirmant que l'antisémitisme actuel serait issu de cette même gauche. Mme Roccella a soutenu que ces voyages réaffirment l'idée que l'antisémitisme était uniquement « fasciste » .
Ces déclarations ont suscité des réactions, notamment de la part de Gad Lerner, un journaliste reconnu spécialisé dans les questions de mémoire. Il a exprimé sa consternation face aux applaudissements du public envers Mme Roccella, soulignant que l'antisémitisme est souvent perçu comme étant associé à la gauche et à l'islamisme, tandis que l'extrême droite est vue comme protectrice des 25 000 juifs italiens. M. Lerner a également critiqué l'attitude de certains héritiers du fascisme, qui, selon lui, utilisent leur soutien à Israël pour justifier leurs positions.
Mme Roccella a soutenu que ces voyages réaffirment l'idée que l'antisémitisme était uniquement « fasciste » .
D’après Le Monde.
