En Iran, le durcissement brutal du régime face à la rue
Au cours de l'année 2025, après une période de tension intense marquée par la « guerre de douze jours » avec Israël et les États-Unis, l'Iran a modifié ses politiques concernant le port obligatoire du hijab. Le retrait de la police des mœurs des rues a…
Au cours de l'année 2025, après une période de tension intense marquée par la « guerre de douze jours » avec Israël et les États-Unis, l'Iran a modifié ses politiques concernant le port obligatoire du hijab. Le retrait de la police des mœurs des rues a constitué une inflexion notable de la politique d'État, malgré l'importance symbolique du hijab dans le système idéologique iranien.
Cependant, la situation a changé de manière significative avec la répression violente des manifestants par Téhéran. Selon l'ONG Human Rights Activists News Agency (HRANA), au moins 2 677 personnes ont été tuées, et 1 693 cas font encore l'objet d'examen. Ce bilan dépasse largement ceux des précédentes vagues de contestation en Iran.
Le 28 décembre 2025, une grève a été initiée par les commerçants du grand bazar de Téhéran et les agents de change en réaction à la chute de la monnaie nationale. Ce mouvement a ensuite été rejoint par d'autres secteurs, tels que les travailleurs des transports et les étudiants. Ce soulèvement intervient un peu plus de deux ans après le mouvement « Femme, vie, liberté » qui a suivi la mort de Mahsa Amini après son arrestation par la police des mœurs.
Le retrait de la police des mœurs des rues a constitué une inflexion notable de la politique d'État, malgré l'importance symbolique du hijab dans le système idéologique iranien.
Ce dernier mouvement de protestation a vu une participation significative des couches défavorisées de la société iranienne, s'étendant rapidement à l'ensemble du pays.
D’après Le Monde.
