En Colombie, un cofondateur du gang vénézuélien Tren de Aragua souhaite des négociations de paix avec le gouvernement
## Lettre d'un membre du gang Tren de Aragua adressée au président colombien
Lettre d'un membre du gang Tren de Aragua adressée au président colombien
Un cofondateur du gang criminel vénézuélien Tren de Aragua a exprimé sa volonté d'entreprendre des négociations de paix avec le président colombien, Gustavo Petro. Cette intention a été communiquée dans une lettre dont l'authenticité a été confirmée par les autorités colombiennes le samedi 11 octobre.
Dans cette lettre, Larry Alvarez, connu sous le nom de Larry Changa, propose de devenir « gestionnaire de paix » pour faciliter un dialogue de démobilisation. Ce document, signé par ses avocats, a été diffusé sur les réseaux sociaux et par des médias locaux. Arrêté en Colombie en 2024, Alvarez est actuellement détenu à Bogota. En août, la Cour suprême colombienne a approuvé son extradition vers le Chili, où il est accusé de terrorisme, trafic d'armes, extorsion et enlèvement.
Présent dans plusieurs pays de la région, le gang Tren de Aragua a été désigné par les États-Unis en juillet 2024 comme une « importante organisation criminelle transnationale » , entraînant le gel de tous ses avoirs sur le territoire américain.
La lettre d'Alvarez inclut également une demande de « suspension temporaire » de la procédure d'extradition vers le Chili pour permettre l'exploration de possibilités de dialogue de paix.
Un cofondateur du gang criminel vénézuélien Tren de Aragua a exprimé sa volonté d'entreprendre des négociations de paix avec le président colombien, Gustavo Petro.
Politique actuelle de paix en Colombie
Depuis son arrivée au pouvoir en 2022, le président colombien Gustavo Petro a mis en place une politique de « paix totale » visant à mettre un terme aux conflits armés persistants en Colombie après l'accord de paix avec l'ancienne guérilla des FARC en 2016.
Cependant, les négociations avec l'Armée de libération nationale (ELN), le cartel Clan del Golfo et l'État-major central, principale dissidence des FARC, n'ont pas progressé de manière significative.
Des experts signalent que depuis le début du mandat de Petro, les groupes armés, soutenus par le trafic de drogue, se sont renforcés.
D’après Le Monde.
