En Chine, le « made in China » prioritaire pour les marchés publics
Pendant plus de trente ans, les marques allemandes ont dominé les flottes de voitures des officiels chinois. L'Audi 100 noire, produite localement avec le constructeur chinois FAW dès 1988, représentait l'élite bureaucratique chinoise. La Volkswagen…
Pendant plus de trente ans, les marques allemandes ont dominé les flottes de voitures des officiels chinois. L'Audi 100 noire, produite localement avec le constructeur chinois FAW dès 1988, représentait l'élite bureaucratique chinoise. La Volkswagen Santana, fabriquée avec Shanghai Automotive Industry Corporation (SAIC), était le choix standard pour les administrations de moindre rang. Leur stratégie de coentreprises garantissait un statut de « produit national », nécessaire pour décrocher une commande publique.
Transition vers des Véhicules Hybrides et Électriques
Depuis 2024, 100 % des nouvelles voitures officielles chinoises en milieu urbain doivent être hybrides ou électriques. Cette condition favorise largement les constructeurs chinois, leaders du secteur, ainsi que Tesla. Bien que l'entreprise américaine ne soit associée à aucun groupe local, elle répond aux critères chinois pour les commandes publiques. La Tesla Y est assemblée à Shanghai, avec 95 % de composants locaux. De plus, Tesla a assuré que toutes les données de conduite collectées en Chine y restent stockées, conformément à la loi sur la cybersécurité de 2017.
Pendant plus de trente ans, les marques allemandes ont dominé les flottes de voitures des officiels chinois.
D’après Le Monde.
