En Chine, la répression s’abat sur l’une des principales Eglises « souterraines » du pays
Dans le cadre d'une nouvelle vague de répression des libertés religieuses, les autorités chinoises ont arrêté plusieurs dizaines de membres d'une Église protestante non officielle influente. Le pasteur Jin Mingri, fondateur de l'Église de Sion, non…
Dans le cadre d'une nouvelle vague de répression des libertés religieuses, les autorités chinoises ont arrêté plusieurs dizaines de membres d'une Église protestante non officielle influente. Le pasteur Jin Mingri, fondateur de l'Église de Sion, non reconnue par l'État chinois, ainsi qu'au moins 20 autres membres de son mouvement, ont été placés en détention à partir du vendredi 10 octobre. Cet événement marque un des coups les plus significatifs contre les communautés chrétiennes refusant la tutelle religieuse de l'État depuis 2018.
Ces arrestations illustrent le contrôle renforcé de la Chine sur les groupes religieux échappant à la supervision du régime. Bien que la Chine reconnaisse officiellement cinq religions (bouddhisme, taoïsme, islam, catholicisme et protestantisme), elle contrôle la nomination du clergé et les discours religieux. Les groupes qui refusent cette tutelle font régulièrement face à des pressions. Le 29 septembre, le Politburo du Parti communiste chinois, sous la direction du président Xi Jinping, a tenu une session sur le thème "Promouvoir de manière systématique la sinisation de la religion en Chine" pour « guider activement la religion pour qu'elle s'adapte à la société socialiste » .
Dans le cadre d'une nouvelle vague de répression des libertés religieuses, les autorités chinoises ont arrêté plusieurs dizaines de membres d'une Église protestante non officielle influente.
D’après Le Monde.
