En Argentine, Javier Milei s’essaie à la négociation pour réformer le droit du travail
Javier Milei a initié la deuxième phase de son mandat présidentiel avec une session parlementaire extraordinaire, débutant le lundi 2 février. Cette session représente un test pour sa méthode de gouvernance. Bien que son parti, La Libertad Avanza, ait…
Javier Milei a initié la deuxième phase de son mandat présidentiel avec une session parlementaire extraordinaire, débutant le lundi 2 février. Cette session représente un test pour sa méthode de gouvernance. Bien que son parti, La Libertad Avanza, ait gagné des sièges aux élections législatives de mi-mandat en octobre 2025, avec désormais 21 sénateurs sur 72 et 78 députés sur 257, il n'a pas encore la majorité dans les deux chambres. Le gouvernement doit donc chercher des alliances pour faire adopter ses projets de loi.
Les textes à l'ordre du jour incluent des réformes significatives et controversées, telles que la réforme de la loi de protection des glaciers, qui pourrait permettre des projets miniers, et la réforme du régime pénal pour les mineurs, abaissant l'âge de la responsabilité pénale à 13 ans au lieu de 16 ans. Le projet central du gouvernement, cependant, est la réforme du droit du travail.
Javier Milei a initié la deuxième phase de son mandat présidentiel avec une session parlementaire extraordinaire, débutant le lundi 2 février.
Intitulé « modernisation du travail », ce texte est vivement critiqué par les syndicats et une partie de l'opposition. Il propose de privilégier les accords d'entreprise sur les accords de branche, de créer une « banque d'heures » permettant de remplacer les heures supplémentaires par des congés ou des journées de travail réduites, et de limiter fortement l'activité syndicale, notamment le droit de grève.
D’après Le Monde.
