En 2025, 300 000 Sud-Soudanais ont fui le pays en raison de l’intensification du conflit
En 2025, environ 300 000 Sud-Soudanais ont fui leur pays, selon les Nations unies. Ce déplacement massif est principalement attribué à l'escalade du conflit entre les partisans du président Salva Kiir et ceux du vice-président Riek Machar, actuellement…
En 2025, environ 300 000 Sud-Soudanais ont fui leur pays, selon les Nations unies. Ce déplacement massif est principalement attribué à l'escalade du conflit entre les partisans du président Salva Kiir et ceux du vice-président Riek Machar, actuellement suspendu et jugé pour « crimes contre l'humanité ».
Les combats, intensifiés depuis mars, affectent le Soudan du Sud, un pays qui a obtenu son indépendance en 2011. Malgré ses ressources pétrolières, le pays fait face à une instabilité persistante et à un taux de pauvreté élevé. Les violences, initialement concentrées dans le nord-est, se sont étendues vers le sud, bien que de nombreuses régions demeurent relativement épargnées. L'inculpation de Riek Machar pour « crimes contre l'humanité » le 11 septembre a ravivé les craintes d'un nouveau conflit civil.
Crise Humanitaire et Déplacements de Population
Les Nations unies rapportent qu'environ 148 000 personnes ont trouvé refuge au Soudan voisin, 50 000 en Éthiopie, 50 000 en Ouganda, 30 000 en République Démocratique du Congo, et 25 000 au Kenya. En outre, près de deux millions de personnes sont déplacées à l'intérieur du Soudan du Sud, qui a également accueilli 560 000 réfugiés fuyant la guerre au Soudan voisin.
En 2025, environ 300 000 Sud-Soudanais ont fui leur pays, selon les Nations unies.
La protection et la survie de ces réfugiés dépendent essentiellement de l'accueil régional, qui abrite désormais plus de 2,5 millions de réfugiés sud-soudanais. Les Nations unies critiquent les dirigeants sud-soudanais pour avoir délibérément retardé les progrès, conduisant le pays à un nouveau précipice.
Entre janvier et septembre, plus de 1 800 civils ont été tués. L'armée sud-soudanaise est accusée d'avoir mené des frappes aériennes indiscriminées dans plusieurs provinces. Les Nations unies soulignent que les affrontements armés atteignent une échelle sans précédent depuis l'accord de cessation des hostilités de 2017.
D’après Le Monde.
