Emissions La feuille de route climatique du gouvernement ne sera «pas le grand soir», prévient la ministre de la Transition écologique
## Mise à jour sur la Stratégie nationale bas-carbone
Mise à jour sur la Stratégie nationale bas-carbone
Le gouvernement français s'apprête à publier son projet de feuille de route pour lutter contre le changement climatique. Ce projet s'appuie sur les leviers existants et ne constitue pas une réforme radicale, selon la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, ce jeudi 11 décembre. La France doit présenter son projet de troisième Stratégie nationale bas-carbone (SNBC-3), un texte clé pour la stratégie climatique du pays.
Le texte détaille les moyens par lesquels la France entend réduire de moitié ses émissions brutes d'ici 2030 par rapport à 1990. Il est actuellement en consultation pour une adoption finale prévue au cours des premiers mois de 2026. Selon la ministre, cette stratégie met l'accent sur les leviers existants tels que le déploiement des pompes à chaleur et la promotion des véhicules électriques.
En 2023, la France a émis environ 375 millions de tonnes (Mt) de CO2. Des plafonds d'émissions sont fixés à 347 Mt par an pour 2024-2028, 265 Mt pour 2029-2033, puis 192 Mt pour 2034-2038. Cela nécessite une réduction annuelle de 5 % d'ici 2030. Cependant, la baisse des émissions s'est ralentie récemment, n'atteignant que -1,8 % en 2024, avec une prévision de -0,8 % pour 2025.
Le gouvernement français s'apprête à publier son projet de feuille de route pour lutter contre le changement climatique.
L'accélération de la baisse des émissions sera permise en suivant des programmes de sortie progressive des énergies fossiles, en mettant en œuvre des politiques de sobriété et d'efficacité énergétique, et en renforçant les puits de carbone. Pour le secteur des transports, l'objectif est que deux tiers des ventes de voitures neuves soient des véhicules électriques d'ici 2030. En agriculture, la consommation accrue de légumes et légumineuses est encouragée.
La SNBC-3 acte également la dégradation du puits de carbone naturel en raison des sécheresses et des parasites. Ce puits est estimé à absorber 25 Mt de CO2 en 2030 et 24 Mt en 2050, contre 37 Mt en 2023. Cette publication souhaite donner un nouvel élan aux politiques de transition écologique et accélérer la sortie des énergies fossiles.
D’après www.liberation.fr.
