Election présidentielle au Cameroun : cinq recours ont été déposés auprès du Conseil constitutionnel
Le Conseil constitutionnel du Cameroun a reçu cinq recours le mercredi 15 octobre concernant l'élection présidentielle du 12 octobre. Le président sortant, Paul Biya, âgé de 92 ans, vise un huitième mandat. Aucun recours n'a été déposé par son ancien…
Le Conseil constitutionnel du Cameroun a reçu cinq recours le mercredi 15 octobre concernant l'élection présidentielle du 12 octobre. Le président sortant, Paul Biya, âgé de 92 ans, vise un huitième mandat. Aucun recours n'a été déposé par son ancien ministre, Issa Tchiroma Bakary, qui revendique néanmoins la victoire. Les résultats officiels sont attendus dans dix jours.
Selon la législation électorale, les contestations doivent être soumises au Conseil constitutionnel dans les trois jours suivant la fermeture des bureaux de vote. L'animateur de la télévision d'État CRTV a confirmé mercredi soir que « cinq recours (...) ont été déposés au Conseil constitutionnel jusqu’à ce jour » , réclamant notamment « l’annulation du scrutin pour fraude électorale » .
Malgré sa popularité en tant que leader du Front pour le salut national du Cameroun (FSNC), Issa Tchiroma Bakary n’a pas déposé de recours. Son directeur de campagne, Chris Maneng’s, a expliqué que le candidat a choisi de ne pas s’engager dans une procédure « tronquée » en raison des « irrégularités » dans les procès-verbaux. Il assure que des preuves de « la vérité des urnes » seront publiées en ligne prochainement.
Le Conseil constitutionnel du Cameroun a reçu cinq recours le mercredi 15 octobre concernant l'élection présidentielle du 12 octobre.
Des tensions ont été signalées entre des partisans d’Issa Tchiroma Bakary et les forces de l'ordre près des bureaux de la commission électorale (Elecam) à Bafoussam et à Douala. Quatorze arrestations ont été confirmées à Douala, et des incendies ont été rapportés autour de l’antenne électorale de Dschang.
Conformément au code électoral, les personnes ayant déposé un recours peuvent être auditionnées ou invitées à fournir des preuves. Lors de l'élection présidentielle précédente en 2018, tous les recours avaient été rejetés.
Brice Molo, historien et sociologue à l’Institut catholique de Paris, estime que les institutions vont probablement reconnaître Paul Biya comme vainqueur. Les membres du Conseil constitutionnel sont perçus comme proches de Paul Biya. En août, la candidature de Maurice Kamto, arrivé deuxième en 2018, avait été rejetée.
D’après Le Monde.
