Droits de douane : la France et l’Allemagne prônent une réponse commune de l’UE après la décision de Donald Trump d’augmenter ses surtaxes mondiales à 15 %
Le samedi 21 février 2026, Donald Trump a annoncé une augmentation immédiate des droits de douane mondiaux de 10 % à 15 %. Cette décision suit un jugement de la Cour suprême des États-Unis qui a invalidé une partie de sa politique commerciale.
Le samedi 21 février 2026, Donald Trump a annoncé une augmentation immédiate des droits de douane mondiaux de 10 % à 15 %. Cette décision suit un jugement de la Cour suprême des États-Unis qui a invalidé une partie de sa politique commerciale.
Le président américain a déclaré sur son réseau Truth Social que cette mesure est fondée sur un "examen approfondi" de la décision de la Cour suprême, qu'il a qualifiée de "ridicule" et "extraordinairement antiaméricaine". Ce décret, signé depuis le bureau Ovale, imposera une nouvelle taxe mondiale de 10 %. Le taux de 15 % est autorisé par la loi.
Les nouveaux droits de douane entreront en vigueur le 24 février pour une durée de 150 jours, avec des exemptions sectorielles, notamment pour l'industrie pharmaceutique et dans le cadre de l'accord entre les États-Unis, le Mexique et le Canada. Ils s'appliquent aux pays ayant des accords commerciaux avec Washington, tels que l'Union européenne (UE), le Japon, la Corée du Sud ou Taïwan.
Les partenaires commerciaux des États-Unis ont réagi avec prudence à cette annonce. Emmanuel Macron a salué le rôle des "pouvoirs et contre-pouvoirs" dans les démocraties. Il a affirmé la nécessité de règles commerciales loyales et d'une approche apaisée.
Le samedi 21 février 2026, Donald Trump a annoncé une augmentation immédiate des droits de douane mondiaux de 10 % à 15 %.
Le ministre délégué chargé du commerce extérieur français, Nicolas Forissier, a souligné la nécessité d'une réponse unie de l'UE. Il a mentionné que l'UE dispose des outils nécessaires pour répondre aux surtaxes américaines, notamment l'instrument anti-coercition (ACI).
Le chancelier allemand, Friedrich Merz, a exprimé l'intention de mener des discussions avec les alliés européens pour formuler une réponse commune avant une rencontre avec Donald Trump.
La Cour suprême a statué que Donald Trump ne pouvait pas justifier les droits de douane par une urgence économique, malgré la majorité conservatrice de la Cour. Cette décision pourrait entraîner des remboursements des surtaxes déjà payées par les entreprises, une question qui pourrait occuper les tribunaux pendant des années.
Les droits de douane visaient les pays avec lesquels les États-Unis avaient un déficit commercial et avaient pour but de fournir des ressources supplémentaires pour compenser des baisses d'impôts.
D’après Le Monde.
