Dix ans de guerre et de divisions transatlantiques racontées par l’ancien secrétaire général de l’OTAN
Jens Stoltenberg a été nommé secrétaire général de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) en 2014. Cette nomination a été soutenue par le président des États-Unis de l'époque, Barack Obama, ainsi que par la chancelière allemande, Angela…
Jens Stoltenberg a été nommé secrétaire général de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) en 2014. Cette nomination a été soutenue par le président des États-Unis de l'époque, Barack Obama, ainsi que par la chancelière allemande, Angela Merkel. Les États-Unis, en tant que principal contributeur de l'Alliance, jouent un rôle prédominant au sein de l'organisation, influençant la perception européenne du secrétaire général.
Durant son mandat de 2014 à 2024, Jens Stoltenberg a dû naviguer à travers des relations transatlantiques tendues. Sa priorité a été de préserver l'unité de l'OTAN. Le livre Vigie du monde qu'il a publié, s'appuie sur des notes et enregistrements précis, offrant une perspective détaillée sur les décisions prises par les présidences de Donald Trump et Joe Biden concernant le retrait des troupes d'Afghanistan.
Les alliés européens, en particulier le Royaume-Uni et l'Allemagne, ont exprimé leur déception face au manque de consultation lors de ces décisions stratégiques. Après vingt ans de conflit initié par les États-Unis, le retrait a laissé un sentiment d'abandon.
Jens Stoltenberg a été nommé secrétaire général de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) en 2014.
Conflit en Ukraine et Relations avec la Russie
Jens Stoltenberg a pris ses fonctions lors d'une période marquée par la crise syrienne et l'annexion de la Crimée par la Russie. Le conflit en Ukraine est devenu central durant son mandat. Bien qu'il ait envisagé un dialogue avec la Russie, des obstacles se sont dressés, notamment en raison des réticences des anciens pays sous domination soviétique et des échanges tendus avec Sergueï Lavrov. La réponse occidentale, jugée insuffisante, a été perçue comme encourageant l'agressivité russe.
D’après Le Monde.
