Discrimination à l’embauche : 1 Français sur 3 concerné… et l’État envoie 4 000 faux CV pour le prouver
En 2025, une étude révèle que 43% des Français estiment que des personnes sont souvent défavorisées ou discriminées lors d'une recherche d'emploi, tandis que 52% pensent que cela arrive parfois. La Défenseure des droits, Claire Hédon, met en lumière…
En 2025, une étude révèle que 43% des Français estiment que des personnes sont souvent défavorisées ou discriminées lors d'une recherche d'emploi, tandis que 52% pensent que cela arrive parfois. La Défenseure des droits, Claire Hédon, met en lumière l'ampleur des discriminations perçues par les salariés, tant à l'embauche que pendant leur carrière.
Mesure des Discriminations à l'Embauche
La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a lancé une campagne en envoyant plus de 4000 CV tests dans une vingtaine de secteurs d'activité pour évaluer la discrimination à l'embauche. Cette initiative vise à mesurer les discriminations rencontrées par les candidats lors du processus de recrutement.
Selon l'étude menée avec l'Observatoire international du travail (OIT), les jeunes de 18 à 24 ans sont deux fois plus susceptibles de signaler une expérience discriminatoire que les personnes âgées de 45 à 54 ans. Les entretiens d'embauche incluent souvent des questions interdites liées à des critères discriminatoires tels que l'âge, le quartier de résidence ou le nom de famille.
En 2025, une étude révèle que 43% des Français estiment que des personnes sont souvent défavorisées ou discriminées lors d'une recherche d'emploi, tandis que 52% pensent que cela arrive parfois.
La campagne, lancée le lundi 15 décembre 2025, envoie 4000 faux CV en réponse à des offres d'emploi réelles dans 20 secteurs variés. L'objectif est de déterminer les éventuelles discriminations lors de l'embauche. Aurore Bergé souligne l'importance de comprendre les difficultés spécifiques à chaque secteur d'activité pour mieux cibler les actions à mener.
Cette démarche pourrait potentiellement influencer la législation, notamment en ce qui concerne les sanctions envers les entreprises. La ministre a également mentionné la possibilité de créer des mécanismes similaires à l'index de l'égalité professionnelle entre hommes et femmes.
D’après Presse-citron.
