Diplomatie Donald Trump relance ses accords d’Abraham avec un simulacre de réconciliation entre le Kazakhstan et Israël
Et de cinq – ou plutôt quatre et demi. Jeudi 6 novembre, le Kazakhstan a annoncé qu’il rejoignait , devenant ainsi le cinquième pays à adhérer officiellement à . Un événement en réalité purement symbolique, car ces accords ont été pensés pour entre…
Et de cinq – ou plutôt quatre et demi. Jeudi 6 novembre, le Kazakhstan a annoncé qu’il rejoignait , devenant ainsi le cinquième pays à adhérer officiellement à . Un événement en réalité purement symbolique, car ces accords ont été pensés pour entre Israël et les pays qui ne reconnaissaient pas l’Etat hébreu. Or, le Kazakhstan a établi des liens diplomatiques avec Israël depuis 1992, année de son indépendance.
«Je viens d’organiser une excellente conversation entre le Premier ministre israélien et le président kazakh Kassym-Jomart Tokaïev, s’est pourtant réjoui le président américain sur son réseau Truth Social. Le Kazakhstan est le premier pays de mon second mandat à rejoindre les accords d’Abraham, le premier d’une longue série.» Le gouvernement kazakh, pour sa part, a affirmé que «l’inclusion à venir dans les accords d’Abraham constitue une continuation naturelle et logique de la trajectoire de la politique étrangère du Kazakhstan». Jeudi, le président Tokaïev, ravi de marquer des points à bon compte auprès de Donald Trump, participait, avec ses homologues d’Ouzbékistan, du Tadjikistan, du Turkménistan et du Kirghizistan, à un sommet à la Maison Blanche.
En 2020, sous l’impulsion du gendre de Donald Trump, Le Kazakhstan, de son côté, a en réalité des relations diplomatiques et commerciales avec Israël depuis son indépendance, après l’effondrement de l’Union soviétique. Aujourd’hui, l’Etat hébreu exporte surtout des technologies militaires et stratégiques vers le pays d’Asie centrale, tandis que ce dernier exporte essentiellement vers Israël des matières premières comme le blé et le pétrole. Astana est devenu l’un des partenaires les plus proches d’Israël en matière de sécurité dans le monde musulman.
Jeudi 6 novembre, le Kazakhstan a annoncé qu’il rejoignait , devenant ainsi le cinquième pays à adhérer officiellement à .
Une nouvelle donne depuis la guerre à Gaza
Le président américain est aujourd’hui pressé de relancer ses accords d’Abraham, présentés comme l’un des grands succès diplomatiques de son premier mandat. Il vise notamment l’Arabie Saoudite, la Syrie, le Liban et la Libye, pays historiquement hostiles à Israël. Les accords signés jeudi avec le Kazakhstan, aussi superflus soient-ils, ont pour objectif de relancer la dynamique d’adhésion des pays arabes. «Beaucoup de monde est en train de rejoindre les accords d’Abraham et j’espère que nous aurons bientôt l’Arabie Saoudite», a commenté Trump mercredi. Mais la guerre à Gaza a changé la donne. L’image d’Israël s’est terriblement dégradée dans la région et dans le monde. Riyad conditionne désormais toute normalisation des relations à la création d’un Etat palestinien souverain. «Le Liban pourrait se mobiliser et adhérer aux accords de paix d’Abraham, tout comme la Syrie», veut encore croire Steve Witkoff, l’envoyé spécial du président Trump au Moyen-Orient.Le président syrien,
D’après www.liberation.fr.
