Dieselgate : 14 constructeurs, dont les français Peugeot, Citroën et Renault, sous la menace d’une sanction à plusieurs milliards d’euros
Depuis lundi, environ 1,6 million de propriétaires de véhicules diesel au Royaume-Uni ont engagé une action collective contre plusieurs constructeurs automobiles. Ces derniers sont accusés d'avoir installé des logiciels permettant de réduire…
Depuis lundi, environ 1,6 million de propriétaires de véhicules diesel au Royaume-Uni ont engagé une action collective contre plusieurs constructeurs automobiles. Ces derniers sont accusés d'avoir installé des logiciels permettant de réduire artificiellement les émissions d'oxydes d'azote (NOx) lors des tests officiels.
Cet événement fait suite aux révélations de 2015 concernant Volkswagen, qui avait admis l'utilisation de tels dispositifs sur 11 millions de véhicules. À ce jour, les coûts pour Volkswagen dépassent 30 milliards d'euros, principalement aux États-Unis. D'autres constructeurs comme Mercedes-Benz, Ford, Renault, et Nissan sont maintenant également concernés.
Les plaignants réclament environ 6,9 milliards d'euros pour compenser la baisse de la valeur de revente et les inquiétudes sanitaires. Une décision favorable pourrait créer une jurisprudence influente pour le secteur européen.
Tous les constructeurs impliqués nient les accusations. Mercedes affirme que les accusations sont infondées, tandis que Stellantis soutient que ses véhicules respectaient les normes en vigueur. Toutefois, la pression judiciaire s'accentue, notamment avec une décision récente aux Pays-Bas condamnant certains dispositifs similaires.
Depuis lundi, environ 1,6 million de propriétaires de véhicules diesel au Royaume-Uni ont engagé une action collective contre plusieurs constructeurs automobiles.
Le procès arrive à un moment difficile pour l'industrie automobile, déjà sous pression en Europe. Des fonds spéculatifs et cabinets spécialisés ont financé en partie la procédure, espérant des gains en cas de condamnation. En 2022, Volkswagen a payé 193 millions de livres au Royaume-Uni sans admettre sa culpabilité.
Si les plaignants obtiennent gain de cause, une deuxième phase du procès devra déterminer le montant exact des compensations. Des règlements amiables pourraient être envisagés pour accélérer la résolution du conflit.
Quatorze constructeurs, dont Peugeot, Citroën et Renault, sont poursuivis à Londres pour l'installation de logiciels truqués. Les plaignants demandent près de 7 milliards d’euros, ce qui pourrait avoir des conséquences significatives pour l'industrie. Les constructeurs contestent toute culpabilité, mais les pressions judiciaires augmentent dans un marché automobile européen fragile.
D’après Presse-citron.
