Détroit d’Ormuz paralysé : dix mines posées, Washington incapable de déminer seul
Des responsables américains ont confirmé la présence de mines dans le détroit d'Ormuz. Selon les rapports, une dizaine de mines maritimes sont visibles à la surface de l'eau dans cette zone stratégique par laquelle transite 20 % des exportations…
Des responsables américains ont confirmé la présence de mines dans le détroit d'Ormuz. Selon les rapports, une dizaine de mines maritimes sont visibles à la surface de l'eau dans cette zone stratégique par laquelle transite 20 % des exportations mondiales de pétrole. En sus, l'arsenal militaire iranien comprend des mines sous-marines capables de provoquer des explosions conséquentes lors du passage de navires.
Les mines présentes en surface sont difficiles à détecter pour les cargos, car elles se trouvent à plus d'un mètre de profondeur. Elles sont déployées via de petites embarcations déguisées en bateaux de pêche. Les États-Unis ont indiqué avoir détruit plus de 60 de ces bateaux poseurs de mines, avec 16 détruits le mercredi 11 mars.
L'Iran dispose d'une capacité de 5000 à 6000 mines maritimes, et 5 % de cet arsenal suffirait pour paralyser le détroit d'Ormuz, soit 300 mines. Ces actions visent à dissuader les armateurs et assureurs d'autoriser le passage de navires par le détroit.
Des responsables américains ont confirmé la présence de mines dans le détroit d'Ormuz.
Le déminage du détroit d'Ormuz pourrait être pris en charge par les Européens, en raison du retrait des navires-chasseurs de mines américains de la région. Selon les experts, le déminage pourrait nécessiter plusieurs années en fonction du nombre de mines à neutraliser.
Les opérations de déminage nécessitent des bateaux équipés de robots sous-marins. Ces dispositifs utilisent du bois et de la fibre de verre pour éviter la détection par les mines, ainsi que des lignes pour couper les câbles ancrant les mines.
Le minage du détroit d'Ormuz comporte des risques pour l'Iran, notamment pour ses propres exportations pétrolières depuis l'île de Kharg. Cette stratégie vise à influencer le cours du pétrole et pourrait avoir des implications économiques significatives.
D’après Presse-citron.
