Des robots capables de réagir à la douleur grâce à des nerfs artificiels : l’innovation folle venue de Chine
La robotique est en pleine expansion en Chine. Des avancées significatives se manifestent avec le développement de systèmes robotiques plus autonomes et sensibles, tels que le robot humanoïde de Xpeng et les robots danseurs A2 et X2 d'Agibot.
La robotique est en pleine expansion en Chine. Des avancées significatives se manifestent avec le développement de systèmes robotiques plus autonomes et sensibles, tels que le robot humanoïde de Xpeng et les robots danseurs A2 et X2 d'Agibot.
Technologie des Memristors en Robotique
Des chercheurs de la Northeast Normal University ont développé un système nerveux artificiel pour robots, capable de simuler la douleur, d'en conserver la mémoire et de s'auto-réparer. Cette innovation repose sur l'utilisation de memristors , un type de composant électronique qui conserve une trace physique de son activité passée, permettant ainsi aux robots de ressentir et de mémoriser la douleur sans nécessiter de traitement logiciel externe.
Les memristors stockent l'information en interne, divisant leur plage de résistance en 16 paliers distincts, chacun correspondant à un niveau de douleur. Ainsi, lorsqu'un choc survient, la tension modifie la structure interne du memristor, le faisant passer d'un palier à un autre.
Pour encapsuler ce système nerveux artificiel, les chercheurs ont utilisé une matrice à base de gélatine, qui conduit les ions magnésium de manière similaire aux nerfs humains. Ce matériau présente l'avantage de pouvoir se cicatriser. En chauffant la gélatine à 60°C, les liaisons chimiques se reforment, permettant la récupération physique du nerf après une coupure.
Des avancées significatives se manifestent avec le développement de systèmes robotiques plus autonomes et sensibles, tels que le robot humanoïde de Xpeng et les robots danseurs A2 et X2 d'Agibot.
Les chercheurs ont démontré l'efficacité de ce système en connectant ce nerf artificiel au nerf sciatique d'une souris, déclenchant une contraction musculaire immédiate suite à un stimulus sur la gélatine.
L'ajout de la sensibilité à la douleur pourrait prolonger la durabilité des robots en leur permettant de limiter leurs mouvements pour protéger leurs composants. Cette technologie pourrait également être applicable aux prothèses humaines, augmentant leur réactivité aux stimuli environnementaux.
Bien que cette recherche soit encore expérimentale, elle représente une avancée majeure dans l'intégration des principes biologiques dans la robotique. Le coût et la viabilité à long terme de ces systèmes restent à évaluer.
D’après Journal du Geek.
