Des neurones humains vivants ont appris à jouer à Doom en une semaine
Cortical Labs, une start-up australienne, a développé le CL-1, un ordinateur biologique innovant combinant des neurones et des composants artificiels. Il s'agit du premier ordinateur de ce type à être commercialisé, permettant aux clients de louer de la…
Cortical Labs, une start-up australienne, a développé le CL-1, un ordinateur biologique innovant combinant des neurones et des composants artificiels. Il s'agit du premier ordinateur de ce type à être commercialisé, permettant aux clients de louer de la puissance de calcul biologique à distance depuis un centre de données.
Le CL-1 a récemment démontré sa capacité à apprendre à jouer à Doom , un jeu vidéo, en utilisant une matrice de micro-électrodes haute densité (HD-MEA) comme interface. Les neurones humains, cultivés en laboratoire, sont connectés à une puce de traitement qui traduit l'activité électrique en données exploitables. Les informations visuelles du jeu sont converties en stimulations électriques reconnues par les cellules, permettant au système de réagir en conséquence.
Le processus d'apprentissage du CL-1 repose sur la rétroaction structurée. Lorsque les neurones prennent une bonne décision dans le jeu, ils reçoivent un signal électrique régulier. En cas d'erreur, le signal est moins informatif. Cette méthode permet aux neurones de développer des patterns d'activité efficaces pour interagir avec le jeu.
Cortical Labs, une start-up australienne, a développé le CL-1, un ordinateur biologique innovant combinant des neurones et des composants artificiels.
Pour démontrer l'accessibilité de la technologie, Cortical Labs a permis à Sean Cole, un développeur sans expérience en neurosciences, d'utiliser le CL-1. En une semaine et grâce à une API Python, il a appris au CL-1 à jouer à Doom en utilisant des bibliothèques de code standard pour automatiser la boucle de rétroaction.
Bien que le CL-1 ne soit pas encore capable de réaliser des performances exceptionnelles dans Doom , il a rapidement maîtrisé les bases du jeu. Comparé aux agents d'intelligence artificielle, le CL-1 montre une capacité d'adaptation impressionnante pour un tissu neuronal vivant. Cette avancée marque une étape significative dans le domaine du bio-computing.
D’après Journal du Geek.
